ÉNERGIE

Le nucléaire est «antinomique» et «pas du tout cohérent» avec la transition écologique

Le nucléaire est «antinomique» et «pas du tout cohérent» avec la transition écologique

«Le nucléaire, c’est l’ancien monde», argumente le ministre wallon du Climat, Philippe Henry. BELGA

Le ministre du Climat en Wallonie, Philippe Henry (Écolo), assure dans L’Écho jeudi que le nucléaire n’a pas sa place dans le débat autour de la transition écologique.

Interrogé sur la possibilité de repousser de quelques années la sortie du nucléaire, le ministre pointe que le problème réside dans le fait que «le secteur du nucléaire ne souhaiterait pas une prolongation d’un an ou deux mais de vingt ans» ce qui «ne permettrait pas la transition énergétique». «Si on voulait réellement prolonger le nucléaire, il faudrait être cohérent et construire de nouvelles centrales. Mais personne ne veut de cela. C’est un leurre de penser que la prolongation à court terme du nucléaire est une solution crédible», assure l’écologiste.

Le nucléaire est selon lui «assez antinomique» et «pas du tout cohérent» avec la transition écologique: «On présente souvent le nucléaire comme peu émetteur de gaz à effet de serre. Il en émet quand même sans parler des déchets, de la dangerosité. […] La transition écologique est fondée sur le renouvelable et donc sur une production décentralisée de l’énergie avec une meilleure gestion en temps réel avec des microréseaux, des voitures électriques, des compteurs intelligents. Le nucléaire, c’est l’ancien monde», argumente-t-il.

Il estime enfin que l’introduction de centrales au gaz dans le réseau pour remédier à la sortie du nucléaire est «un mal nécessaire pendant une période de transition. Mais il faut limiter au maximum son utilisation».