Assises Namur - L'accusé aimait sa femme "jusqu'à l'impossible", selon sa soeur

Le procès de Didier Beelaert, qui doit répondre du meurtre de sa femme Patricia Wuidart, commis le 25 février 2018 à Andenne, s'est poursuivi mardi après-midi avec les auditions des témoins de moralité et de culpabilité.

Véronique Beelaert, sœur cadette de l'accusé, a notamment été interrogée. "IIs buvaient volontiers un verre, mais elle buvait davantage. Au début, c'était une bonne petite femme, gentille et attentionnée, protectrice. Et puis¿ la déchéance. C'est survenu avec la perte de ses parents, elle disait que son papa, sa famille lui manquait."

Selon sa sœur, Didier Beelaert aimait sa femme "jusqu'à l'impossible. Elle l'a vu plonger dans la détresse avec Patricia Wuidart. Véronique Beelaert souligne qu'elle a été voir son frère à la prison tous les jours pendant les huit mois et demi de sa détention préventive. "J'ai reçu 80 lettres de sa part, dans lesquelles il exprimait ses regrets, il parlait de son amour pour elle et pour nous, de ce qu'il a fait et aurait pu faire. Il voulait une femme normale et se battait pour cela. J'avais peur qu'il se suicide."

Le frère aîné de Didier Beelaert, Christian, décrit lui son frère comme quelqu'un de très taiseux, qui n'abordait pas facilement ses problèmes de couple. "Patricia, on l'a déjà retrouvée dans un état lamentable, on ne savait pas discuter avec elle. Quand on a parlé à Didier de divorce, il a dit que cela lui ferait mal au ventre de voir sa femme à la rue. Il était à bout et cherchait une solution du côté des services médicaux ou de la police. Il souffrait énormément de la situation."