RÉGIONS

Féminicide à Assesse: «Il ne conteste pas la matérialité des faits, mais dit toujours ne se souvenir de rien»

Féminicide à Assesse: «Il ne conteste pas la matérialité des faits, mais dit toujours ne se souvenir de rien»

Les faits se sont produits rue de la Gendarmerie à Assesse, dans l’habitation de la mère adoptive de l’inculpé. EdA - Florent Marot

Inculpé du meurtre de sa compagne à Assesse, Luc Nem a vu son mandat d’arrêt confirmé par la chambre du conseil.

Le mandat d’arrêt de Luc Nem, inculpé du meurtre de sa compagne à Assesse, a été prolongé mardi par la chambre du conseil, indique le parquet de Namur. L’homme est en aveux partiels.

«Il ne conteste pas la matérialité des faits, mais dit toujours ne se souvenir de rien», a expliqué Charlotte Fosseur, magistrate de presse du parquet de Namur.

Les faits se sont produits rue de la Gendarmerie à Assesse, dans l’habitation de la mère adoptive de l’inculpé, où il est domicilié. C’est lui-même qui a appelé les services de secours vers 5h du matin. Quand ceux-ci sont arrivés sur place, sa compagne, née en 1979, était déjà décédée.

Selon l’autopsie, la mort a été causée par «de nombreux coups extrêmement violents» et aucun objet n’aurait été utilisé. Le suspect est né en 1981 et est connu pour son alcoolisme. Il avait déjà été condamné à trois reprises concernant des violences conjugales commises envers sa compagne. Sa première condamnation remonte à septembre 2018. Emprisonné, il a été libéré puis replacé en détention préventive à deux reprises pour récidive. Le 2 octobre dernier, il avait finalement écopé d’une peine de 20 mois d’emprisonnement avec un sursis probatoire de 5 ans. Il a ensuite été libéré une nouvelle fois.