CHARLEROI

Entraves méchantes et scènes de coups

Entraves méchantes et scènes de coups

Image d’illustration BELGA

Nicolas D. reconnaît les quatre préventions à sa charge. Il explique avoir été dans une mauvaise période lorsqu’il s’est énervé sur ses victimes.

Fort à l’aise, Nicolas joue franc-jeu et admet avoir porté des coups sur son ex-compagne et sa belle-sœur. Il a également poursuivi deux chauffeurs après une altercation verbale. Le 1er septembre 2017 à Erquelinnes, Nicolas se distingue de manière dangereuse au volant de son véhicule. René lui fait remarquer sa conduite et se retrouve poursuivi et bloqué par Nicolas, qui lui assène des coups de poing. Un mois plus tard, le 12 octobre, pour les mêmes raisons, il poursuit cette fois-là Philippe. Ce dernier trouve refuge, chez son ami, dans la cour de la ferme. Le propriétaire des lieux et sa fille sortent et reçoivent des coups par le prévenu.

Sa compagne vient le chercher et il la frappe

Nicolas est interpellé et emmené au poste de police à la suite de son dérapage à la ferme. Il appelle son ex-compagne à la rescousse, afin qu’elle vienne le chercher. En compagnie de sa sœur, la victime embarque son copain. Mais ce dernier, à l’intérieur du véhicule, frappe les deux jeunes femmes.

Nicolas signale au tribunal avoir eu une période difficile lorsqu’il a commis ces faits. «Je buvais de l’alcool en plus. Mais je suis prêt à assumer mes erreurs et je m’excuse», précise-t-il. Le ministère public ne reste pas insensible aux regrets exprimés par Nicolas et ne s’oppose pas à un sursis probatoire. «Il n’a que des antécédents en matière de roulage et il ne s’est plus fait connaître du parquet depuis lors.»

Me Decock, à la défense, plaide une suspension probatoire avant un éventuel sursis avec des conditions. «Il y a deux dénominateurs communs entre ces trois scènes: l’alcool et l’impulsivité.» Selon l’avocat, Nicolas a appris de ses erreurs et s’est remis sur le droit chemin: «Il m’assure ne plus boire d’alcool. Il a également commencé à indemniser une des victimes.» De plus, Nicolas a fait radier sa plaque d’immatriculation le 6 avril dernier pour éviter ses excès de colère au volant et se fait conduire pour se rendre à son boulot. Avec honnêteté, Me Decock confirme, tout de même, qu’il existe encore une certaine impulsivité de son client. Nicolas s’engage à suivre une formation en gestion de la violence et de poursuivre son abstinence à l’alcool. Jugement, le 13 janvier prochain.