C’est avec l’envie d’avoir une alimentation plus proche des producteurs que Esther Baiwir et son mari, Pascal Kleim, ont lancé il y a cinq ans et demi «La Ruche qui dit Oui» à Neuville-en-Condroz.

Un projet français à la base qui a aujourd’hui fait son nid en Belgique puisqu’on trouve des ruches un peu partout dans le pays. «Au départ, la démarche était un peu égoïste. On ne voulait pas courir dans toutes les fermes pour se fournir en produits. On a donc découvert cette plateforme qui existait déjà et on s’est lancé.» La ruche de Neuville rassemble aujourd’hui une quinzaine de producteurs. «On essaye de faire en sorte qu’ils soient dans un rayon de 30 km. Si cela va au-delà, on accepte que si les produits complètent notre offre et qu’on trouve un mode de fonctionnement éthique.» Parmi les produits proposés, il y a des fruits, des légumes, de la viande, des produits laitiers, des produits de la ruche, de la bière, du pain, des confitures, des produits d’entretien ou encore des savons. Concrètement, les ventes se font tous les 15 jours. Les achats se font d’abord en ligne via la plateforme de la Ruche qui dit Oui. L’enlèvement des commandes se fait ensuite un vendredi sur deux, de 17 h à 19 h, dans un local communal. «Et les producteurs sont présents pour amener leurs produits. C’est le vrai plus de la ruche. Tout se fait dans une ambiance très conviviale.» Actuellement, entre 35 et 40 familles commandent sur la plateforme tous les 15 jours. Outre le fait de soutenir les producteurs de la région, pour Esther, la ruche a aussi une mission sociétale. «On essaye de conserver un savoir-faire de chez nous. Et consommer local, c’est aussi préserver l’environnement dans lequel on vit.»

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