Samuel a repris le sirop de fleurs de sureau en 2016. Après plus de 25 ans, son concepteur Jean-François a passé le flambeau.

Pour ça, Samuel a été formé à ses côtés pendant trois ans. Au bout de ces années, il a hérité de la recette et de ses secrets. «Sans en changer la moindre virgule pour rester fidèle au sirop d’origine. La seule chose qui a été changée, c’est l’étiquette pour marquer le coup.» Pour réaliser ce sirop, il faut aller cueillir les fleurs de sureau. Cela se déroule entre la fin du mois de mai et la fin juin. «Ces fleurs sont récoltées sur des terrains bien précis, loin des axes routiers dans des champs qui ne sont pas pulvérisés. On les cueille juste avant qu’elles ne deviennent des baies rouges.» On laisse ensuite les fleurs macérer dans de l’eau. On y ajoute du sucre et une pincée d’acide citrique que l’on trouve dans le citron et le sirop, fabriqué de façon artisanale, est alors prêt à être embouteillé chaud en vue d’être conservé. Il peut être ajouté dans les plats salés comme le poulet en fin de cuisson pour caraméliser la peau ou encore dans la soupe de potiron. «Il apporte plus de raffinement, un goût fleuri et exceptionnel.» On l’ajoute dans du vin blanc ou des bulles ou même en accompagnement du foie gras à l’occasion d’un repas de fête. Il s’accorde aussi avec certains desserts, comme les crêpes ou la crème glacée. On retrouve le sirop dans des petits magasins et restaurants de la région, mais pas dans les grandes surfaces. «On veut rester dans les produits du terroir, même si on vend aujourd’hui le sirop à une plus grande échelle qu’au tout début de sa production.»

Sirop de la nature chemin Sainte-Anne 5, à Hennuyères 0478 28 91 55 www.siropnature.be