SANTÉ

Le sida recule mais la lutte continue

Le sida recule mais la lutte continue

Ce 1er décembre c’est la Journée mondiale de lutte contre le sida. Et si les chiffres sont encourageants en Belgique, la prudence reste de mise. -

Ce 1er décembre c’est la Journée mondiale de lutte contre le sida. Si les chiffres de contamination sont en baisse en Belgique, il faut continuer à promouvoir la prévention.

S’il faut se réjouir de la baisse du nombre de contaminations en Belgique en 2019, il faut garder à l’esprit qu’on compte encore 2,4 nouvelles contaminations au VIH par jour dans notre pays et qu’il n’existe toujours pas de vaccin ni de traitement permettant de se débarrasser définitivement du virus.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, la question du dépistage reste centrale. En effet, l’absence de dépistage et les dépistages tardifs restent trop élevés et ne permettent pas de casser la chaîne de transmission du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles (IST).

Des tabous toujours persistants

Une récente enquête I-VOX menée dans le cadre des 90 ans de la marque de préservatifs Durex montre que pour 80% des Belges, les tabous liés à l’usage des préservatifs sont toujours bien présents.

Voyez plutôt: pour plus d’1 Belge sur 2, le premier tabou est l’achat même des préservatifs. Vient ensuite le fait d’en parler à ses proches pour 39% des Belges. Les jeunes de moins de 34 ans sont encore plus nombreux à mentionner l’existence de ces tabous: près de 63% mentionnent l’achat du préservatif et 1 sur 2 (50,3%) mentionne le fait d’oser en parler à ses proches.

Interrogés sur les IST, les Belges ne s’y trompent pas non plus. Les résultats montrent que peu de Belges (7,8%) pensent qu’elles sont en diminution. Au contraire la plus grande majorité (38,3%) estime qu’elles sont en augmentation.

Le pays connaît en effet une explosion des IST: en 15 ans, le nombre de cas de chlamydia (l’IST la plus fréquente en Belgique) a été multiplié par 7, celui de syphilis par 20, et la gonorrhée par 5 [*]. Et cette recrudescence des IST est particulièrement tangible chez les jeunes de 15 à 30 ans. Or leur contamination est principalement liée à des relations sexuelles sans préservatif.

* Selon une étude Sciensano

Ce 1er décembre, des actions seront menées dans différents lieux:

– Des dépistages gratuits sur différents campus de la Fédération Wallonie-Bruxelles: Bruxelles, Woluwe, Louvain-la-Neuve, Liège et Namur.

– Des distributions de préservatifs et de rubans rouges à plusieurs endroits.

Ces messages insistent également sur l’importance du dépistage précoce. En effet, dépistée à temps, et en prenant correctement son traitement avec un suivi régulier par un médecin, une personne séropositive obtient une charge virale indétectable et ne transmet plus le virus.

Le dépistage et le traitement sont donc des moyens de prévention, comme le préservatif. Une information encore trop méconnue du public.

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