BRUXELLES

Un millier d’aides-ménagères insatisfaites ont manifesté

Malgré le mauvais temps, un millier d’aides-ménagères se sont rassemblées ce jeudi matin à la gare de Bruxelles-Nord pour se faire entendre.

La protestation, soutenue par les trois syndicats (CSC, FGTB, CGSLB), va les conduire dans quelques grandes entreprises, où elles vont renforcer leurs revendications d’augmentation salariale.

À 11h, les aides-ménagères se sont rendues chez Tempo-Team, une grande entreprise qui, selon les militants, a les moyens de payer une augmentation de salaire. Puis à midi, un arrêt était prévu à Federgon, la fédération des prestataires de services en matières de ressources humaines.

Les organisateurs espéraient plus d’une centaine de manifestants, mais il y en avait bien plus. «Au départ, nous avions fourni cinq bus, mais il s’est avéré qu’il y en avait 23. Il y a environ 1.200 personnes inscrites. Beaucoup d’entre elles ont des factures impayées et des problèmes d’argent. Il est nécessaire de changer les choses. Nombreux sont ceux qui ont dit qu’ils aimeraient faire la grève, mais qu’ils ne peuvent pas se permettre de perdre un demi euro et qu’ils devaient continuer à travailler», a déclaré Issam Benali, secrétaire fédéral de la FGTB.

Les quelque 145.000 aides-ménagères et employés des ateliers de repassage qui sont payés avec des titres-services – conformément aux négociations salariales interprofessionnelles du début de l’année – demandent une augmentation salariale de 1,1%. Les employeurs ne veulent pas aller au-delà d’une prime nette unique. Selon les syndicats, cela représenterait à peine plus de 65 euros pour la majorité des travailleurs.

L’employeur dit comprendre l’action, mais renvoie en même temps la balle aux gouvernements. «Nous comprenons la demande légitime des travailleurs, mais cela reste une question sectorielle. D’autre part, c’est aussi une question importante pour les gouvernements, car ils ont contribué à la mise en place du système des titres-services. Les augmentations salariales sectorielles ne sont pas compensées par les gouvernements, et elles grignotent la marge des entreprises. C’est une question de qualité de vie du secteur», a expliqué Tom Van de Vreken, porte-parole de Tempo-Team.