ALLEMAGNE

Vol de diamants d’une valeur «inestimable» dans un musée allemand

Vol de diamants d’une valeur «inestimable» dans un musée allemand

Au moins deux cambrioleurs sont parvenus à s’introduire dans le musée pour y dérober ces trois parures datant du XVIIIe siècle. Sebastian Kahnert/dpa-Zentralbil

Trois parures de diamants et rubis d’une «valeur inestimable» ont été volés ce lundi matin dans un musée de Dresde en Allemagne, a annoncé sa directrice, Marion Ackermann.

Au moins deux cambrioleurs sont parvenus ce lundi peu avant 05h00 du matin à s’introduire dans ce musée pour y dérober ces trois parures datant du XVIIIe siècle, avant de prendre la fuite, ont indiqué les enquêteurs lors d’une conférence de presse.

Les bijoux faisaient partie du musée dit Grünes Gewölbe («Voûte verte»), situé dans un château de la ville et qui renferme l’une des plus importantes collections de trésors en Europe

Peu avant le vol, un incendie avait détruit à proximité du musée un transformateur électrique, perturbant le système d’alarme. Les enquêteurs se sont toutefois refusés à ce stade à établir un lien entre les deux évènements.

La directrice n’a pu fournir d’estimation chiffrée du préjudice. «Nous ne pouvons pas les réduire à une valeur car elles ne sont pas à vendre», a expliqué Mme Ackermann, ajoutant toutefois que la valeur historique et culturelle des trois parures était «inestimable».

Un des plus anciens musées d’Europe

Un autre responsable des musées de la ville a indiqué que les parures dérobées faisaient «partie du patrimoine culturel mondial».

Construit au XVIe siècle, le musée est réputé posséder une des plus importantes collections de bijoux anciens en Europe.

Il possède en effet des pièces uniques en orfèvrerie, des pierres précieuses, de la porcelaine, des sculptures d’ivoire ou d’ambre, des bronzes ou des récipients sertis de pierreries.

Une partie du musée, un des plus anciens d’Europe, a été détruite durant la Seconde guerre mondiale lors du bombardement allié du 13 février 1945, avant d’être reconstruite.

L’Armée rouge avait mis la main sur une partie des œuvres, emportées en Union soviétique, avant d’être rapatriées en 1958 à Dresde, une des principales villes de RDA.

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