FOOTBALL

Marco van Basten lâche «Sieg Heil» puis s’excuse

Marco van Basten lâche «Sieg Heil» puis s’excuse

Marco van Basten, en 2011 lors du tirage au sort précédént l’Euro 2012. BELGAIMAGE

L’ancienne star du ballon rond Marco van Basten a prononcé ces deux mots, samedi soir à la télévision. Avant de présenter ses excuses.

Marco van Basten, 55 ans, ex-attaquant vedette d’Ajax, de l’AC Milan et de l’équipe des Pays-Bas championne d’Europe en 1988, s’est excusé d’avoir prononcé un «Sieg Heil» samedi soir à la télévision lors d’une émission de la chaîne Fox Sports dont il est consultant.

Il avait laché les deux mots en vogue sous le régime nazi du dictateur Adolf Hitler, pendant l’interview de Frank Wormuth, l’entraîneur allemand d’Heracles Almelo, battu 4-1 à Ajax. «C’était totalement inapproprié», s’est en effet excusé Van Basten un peu plus tard au cours de la même émission.

«Je n’avais en aucun cas l’intention de choquer qui que ce soit», a assuré Van Basten, «mais juste de chambrer un peu Wormuth…»

Fox Sports a d’autre part également qualifié le «Sieg Heil» d’inapproprié «en toutes circonstances, n’importe où, n’importe quand, et pas seulement aujourd’hui…»

D’habitude ce genre de dérapages sont l’œuvre de gamins sans aucune connaissance du nazisme.

Hanna Luden, qui dirige le centre d’information et de documentation d’Israël (CIDI) à La Haye, a par ailleurs déclaré à la chaîne de télévision publique NOS qu’il était regrettable d’entendre une personnalité publique comme Van Basten, qui devrait se comporter en modèle pour les jeunes, tenir de tels propos.

«D’habitude ce genre de dérapages sont l’œuvre de gamins sans aucune connaissance du nazisme et de ses crimes. Ils sont en genéral dûs à leur ignorance de la question…», a-t-elle dit.

Une minute de silence a précisément été observée ce week-end sur tous les stades néerlandais en guise de protestation contre les chants racistes entendus la semaine dernière lors du match de deuxième division FC Den Bosch – Excelsior Rotterdam (3-3), qui visaient le joueur visiteur Ahmad Mendes Moreira.

Le dérapage

Les excuses