FRANCE

VIDÉO | Elisa, enceinte et tuée par des morsures de chien: le témoignage glaçant de son compagnon

VIDÉO | Elisa, enceinte et tuée par des morsures de chien: le témoignage glaçant de son compagnon

Le corps sans vie d’Elisa Pilarski a été découvert par son compagnon sur un chemin forestier. © Facebook

Que s’est-il passé samedi dans la forêt de Retz, dans le nord de la France? Elisa Pilarski, une jeune femme enceinte de 6 mois, a été retrouvée morte, tuée par des morsures de chien.

La jeune femme de 29 ans promenait son American Staff dans cette forêt de la Somme quand elle a paniqué à la vue d’un Malinois, qui rôdait aux alentours. Après avoir posté un message sur Facebook, elle a décidé d’appeler son compagnon pour lui signaler la présence de chiens menaçants. «Elle m’a envoyé un message en me disant qu’elle était inquiète. Qu’il y avait beaucoup de chiens et qu’elle tenait Curtis», a-t-il témoigné.

Celui-ci quitte précipitamment son travail pour la rejoindre sur les lieux. Malheureusement trop tard, puisqu’il découvre le corps sans vie de sa compagne sur un chemin forestier.

«Quand je suis arrivé, j’ai passé mon temps à la chercher. C’est là où j’ai croisé des chiens de chasse et un cavalier. J’ai appelé Curtis et il a aboyé. Quand je descends vers le ravin, je vois une trentaine de chiens arriver sur moi donc je m’écarte mais ils ne m’ont rien fait, ils n’ont pas été agressifs. Plus je me suis rapproché, plus je me suis aperçu que ce n’était pas un tronc d’arbre mais le ventre de ma femme à découvert. Elle était dévorée de partout», raconte, en pleurs, le compagnon de la jeune femme au micro de BFMTV.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Elisa Pilarski a été victime d’une «hémorragie consécutive à plusieurs morsures aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête». Ses blessures proviennent de morsures de chiens.

Une information judiciaire a été ouverte et les enquêteurs étudient trois hypothèses. Elisa Pilarski aurait pu être attaquée par son propre animal, par un chien errant ou par des chiens qui participaient à une chasse à courre non loin de là.

Les organisateurs de la chasse à courre réfutent les accusations

Une dernière hypothèse que rejette la société de vénerie organisatrice de cette chasse, selon qui les vétérinaires mandatés par la gendarmerie n’ont relevé aucune trace de morsure sur les 62 chiens de chasse.

On ne peut imaginer que le chien d’Elisa Pilarski ait laissé sa maîtresse se faire dévorer sans la défendre.

«Elisa Pilarski promenait son chien Curtis, un chien de combat, dont on ne peut imaginer qu’il ait laissé sa maîtresse se faire dévorer sans la défendre. Or, des vétérinaires mandatés par les gendarmes ont inspecté les 62 chiens de l’équipage et aucun ne présentait de traces de morsure», a déclaré jeudi à l’AFP Antoine Gallon, directeur de la communication de la société de vénerie, qui fédère toutes les associations de chasse à courre françaises.

Le maître d’équipage de cette chasse, Sébastien Van den Berghe, «possède 62 chiens; 21 étaient à la chasse, 41 n’y étaient pas. Tous ont été auscultés», a insisté M. Gallon, ce qui «disculpe totalement la chasse à courre», a-t-il affirmé.

Des prélèvements génétiques sur 67 chiens

Des prélèvements génétiques ont été effectués sur 67 chiens au total, dont 62 chiens de l’association «le Rallye la passion» organisatrice de la chasse, et les cinq chiens d’Elisa Pilarski, avait indiqué mercredi dans un communiqué le procureur de Soissons, Frédéric Thin.

Ils visent à «identifier» les animaux ayant attaqué Elisa Pilarski. Mais leurs résultats ne sont pas attendus avant plusieurs jours.

L’information judiciaire contre X a été ouverte pour «homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l’agression commise par des chiens».

À noter que le lieutenant-colonel Jean-Charles Métras, en charge du groupement de gendarmerie de l’Aisne faisait partie de l’équipage de chasse à courre. La section de recherches d’Amiens s’est donc saisie de l’enquête pour éviter toute collusion, selon BFMTV.