ARLON

Zad: divergences de vue au sein du groupe Écolo +

Zad: divergences de vue au sein du groupe Écolo

Les zadistes s’installent dans la durée sur la sablière -

Les échanges ont été très vifs autour de l’occupation depuis plusieurs semaines de la sablière, entre le bourgmestre et le chef de file d’Écolo mercredi soir au conseil communal d’Arlon. Le conseiller écolo Jean-Marie Lambert s’est même désolidarisé de son groupe politique.

Il était plutôt très énervé le bourgmestre d’Arlon mercredi soir au conseil communal où il a tenu à faire le point sur l’occupation non autorisée de la sablière à Arlon par un groupe de zadistes. Particulièrement envers le groupe Écolo + qui se défend, dans les médias et sur les réseaux sociaux, d’avoir voté la vente de la sablière par la Commune à l’intercommunale Idélux pour en faire un zoning. Le bourgmestre Vincent Magnus a fait l’historique des délibérations du conseil communal depuis 2008 sur ce dossier, avec à chaque délibération le vote positif des Verts. «Vous dites maintenant que vous avez voté la vente pour faire dépolluer le site, pas pour une zone économique. Mais c’est l’une des activités d’Idélux de construire des zonings! À force de faire la girouette, vous allez attraper le tournis. Vous prenez les arlonais pour des imbéciles?» Très calmement, Romain Gaudron, chef de file Écolo, a insisté sur le fait qu’il n’avait jamais été question de voter le projet de zone économique artisanale au conseil communal mais simplement la vente du terrain. Jean-Marie Lambert, conseiller écolo et agent du DNF s’est désolidarisé de son groupe politique dont il ne partage pas la vision du projet ni la méthode utilisée. Il rappelle la faible biodiversité du site en son état actuel, et l’intérêt de construire des espaces pour les entreprises locales qui en manquent cruellement à Arlon. Jean-Marie Triffaux, conseiller de la minorité, s’est targué quant à lui d’un «quel dommage que les zadistes ne soient pas à Houdemont (NDLR: là où sera construit le nouvel hôpital de Vivalia). Là c’est une véritable catastrophe!» Une intervention vivement applaudie par l’ensemble des élus.