FOOTBALL

Benjamin Chapeau évincé de Genappe (P1), il ne digère pas...

La direction du FC Genappe a décidé de se séparer de Chapeau à la tête de la P1, par manque de résultats. Il est remplacé par Abdel Mzoudi.

Il est le premier entraîneur brabançon à valser cette saison en P1. Benjamin Chapeau a été démis de ses fonctions par le comité ce mardi soir. C’est le président Claudio Mariella qui lui a annoncé la nouvelle. «Malgré un bon début de championnat, le bilan après dix journées ne correspond pas à mes attentes, avec une élimination en huitième de finale en Coupe et une place en dehors du Top 6 (NDLR: Genappe est 9e, avec 13 points). Il est vrai que les joueurs ne l’ont malheureusement pas aidé. Les absences et blessures ne lui ont probablement pas permis de travailler sereinement. Mais dans le football, le seul à payer, on le sait, c’est toujours l’entraîneur. Je suis convaincu que Benjamin trouvera rapidement un poste important dans le football car ses qualités sont indéniables et les valeurs qu’il prône sont tout aussi remarquables.»

Ce week-end, à Ophain, c’est Abdel Mzoudi, qui a entraîné Saint-Josse en P2 et a été directeur des jeunes au Léopold, qui le remplacera au poste de T1. «Fort de son énorme expérience, je suis convaincu qu’il est l’homme de la situation», ajoute Claudio Mariella. Le reste du staff – Michael Ghion (T2) et Michael Hauchart (gardiens) – est confirmé dans ses fonctions.

 

Le football, c’est un monde de pourris. On ne fait pas dans le sentimental

 

Averti par téléphone, Benjamin Chapeau ne digère pas son éviction. «C’est surtout la manière qui me chagrine, d’autant que je n’ai pas eu d’ultimatum. Il y a trois semaines, ils m’ont même dit qu’ils étaient contents de mon travail, nous a-t-il confié. Pour un club qui se veut familial et sympathique, cette absence de communication est déplorable. Mais le football, c’est un monde de pourris. On ne fait pas dans le sentimental.»

Benjamin Chapeau, déjà annoncé T1 en février dernier après les évictions de David Mamès et Luigi Fior, avait repris l’équipe durant l’été. Actif la saison dernière en équipe de jeunes au Sporting de Charleroi, il avait fait son retour en Brabant wallon après une expérience mitigée à Waterloo (D3). La provinciale, Chapeau n’en gardera pas un très bon souvenir. «J’étais parti dans l’idée de rester deux ou trois saisons pour faire progresser le club. L’équipe était jeune et nouvelle. Mais c’est à l’image de notre société: on veut tout, tout de suite. J’ai accepté certaines de leurs exigences parce qu’on est en provinciale: pas de préparateur physique, pas de scout, du matériel de musculation que j’ai amené moi-même. Et on m’annonce de but en blanc que je suis viré. C’est de l’amateurisme à ce niveau-là.»

Désormais sans challenge, Chapeau se laisse le temps de la réflexion. «Chez les jeunes, on est peut-être moins exposé, mais le travail est tout aussi gratifiant et plaisant. C’est ce qui me motive. Pour le reste, je vais prendre le temps de digérer tout cela. Mais je suis très déçu du monde du football.»