CINÉMA

La suite de «La Reine des neiges» à l’assaut du box-office

La suite de «La Reine des neiges» à l’assaut du box-office

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Après la chanson culte «Libérée, délivrée», place au refrain «Dans un autre monde». Six ans après les records battus au box-office par «La Reine des neiges», une nouvelle déferlante glacée se prépare avec la sortie de la suite de ce succès mondial des studios Disney.

La reine Elsa, la princesse Anna et son amoureux Kristoff, le renne Sven et le bonhomme de neige Olaf reviennent pour «La Reine des neiges 2», en salles mercredi en Belgique, et vendredi aux États-Unis.

En 2013, le premier épisode, inspiré par un conte éponyme d’Andersen, suivait le parcours d’Anna pour retrouver sa sœur Elsa, aux prises avec des pouvoirs glaciaires incontrôlés, qui lui permettaient de créer de la glace et de la neige.

Récompensé par l’Oscar du meilleur film d’animation en 2014 et celui de la meilleure chanson pour l’emblématique «Libérée, délivrée» («Let It Go» en anglais), «La Reine des neiges» était devenu le film d’animation le plus lucratif de l’histoire, récoltant près de 1,3 milliard de dollars dans le monde, avant que ce record ne soit battu cette année par le remake du «Roi Lion».

L’histoire n’était pas finie

L’idée d’en faire la suite est venue à son tandem de réalisateurs – Jennifer Lee et Chris Buck, à nouveau aux commandes -, après avoir sorti en 2015 le court métrage «La Reine des neiges: une fête givrée».

«Nous avons réalisé que nous n’avions pas fini l’histoire», a souligné lors d’une conférence de presse à Paris Jennifer Lee, devenue directrice artistique des studios d’animation Disney après le départ en 2018 de John Lasseter, sur fond d’accusations de harcèlement sexuel.

«Nous avons eu le sentiment que les pouvoirs d’Elsa étaient acceptés, mais pourquoi les avait-elle? À quoi servent-ils?», a-t-elle ajouté. Ce deuxième opus, qui se déroule trois ans après le premier, s’attache à l’histoire de la famille royale d’Arendelle et à l’origine des pouvoirs d’Elsa. Une mystérieuse voix revient la hanter, et lui promet des réponses sur elle-même. Elle l’incite à quitter le château où elle vit paisiblement, pour se lancer dans une nouvelle quête – en compagnie de sa sœur Anna, d’Olaf, Kristoff et Sven -, qui l’emmènera jusque dans une forêt enchantée qui renferme des secrets.

Alors que «La Reine des neiges» se déroulait en hiver, sa suite, qui ne devrait pas décevoir les fans, se pare des couleurs de l’automne pour emmener ses personnages dans des aventures tantôt drôles, tantôt sombres et toujours très musicales. Elle laisse une large place à la nature et aux éléments, en s’inspirant des mythes scandinaves et du folklore des pays nordiques, le tout dans un tourbillon de prouesses techniques et visuelles.

Un beau casting derrière le film

Les personnages y sont aussi davantage creusés, notamment le sympathique bonhomme de neige Olaf, dont l’humoriste Dany Boon continue à être la voix en français.

Piliers du premier film, les chansons sont à nouveau au rendez-vous avec sept titres composés par le même duo d’auteurs-compositeurs, Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez.

Parmi elles, l’entêtante chanson d’Elsa «Dans un autre monde» («Into the Unknown» en VO), ou encore celle de Kristoff «J’ai perdu le nord» («Lost in the woods»), dans laquelle il est accompagné de rennes chantants, dans une parodie comique des boys band de la fin du 20e siècle. «Nous avons conçu + La Reine des neiges 2 + comme une sorte de deuxième acte d’une comédie musicale», dans lequel «on peut aller un peu plus loin, être davantage dans l’émotion», sans oublier les «chansons amusantes», a expliqué Chris Buck.

Alors qu’il promet d’être un nouveau succès, elle assure qu’un troisième volet n’est pas dans les cartons. «Je n’ai personnellement pas pensé à ce qu’il pourrait y avoir au-delà», a-t-elle dit.