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Pour Michel Platini, la VAR est «une belle merde»

Pour Michel Platini, la VAR est «une belle merde»

Michel Platini s’est toujours dit défavorable à la VAR et ne voulait pas en entendre parler lorsqu’il était président de l’UEFA. AFP

Opposant de toujours à l’assistance vidéo à l’arbitrage dans le football, Michel Platini a qualifié la VAR de «belle merde» ce dimanche soir à la télévision italienne.

«Il faudrait une demi-heure pour expliquer pourquoi ça ne règle pas les problèmes. Ça les déplace. Je suis contre la VAR. Je pense que c’est une belle merde et que malheureusement, on ne reviendra pas en arrière», a déclaré Michel Platini, invité de l’émission «Che tempo che fa» sur la Rai.

L’ancien N.10 de l’équipe de France s’est toujours dit défavorable à la VAR et ne voulait pas en entendre parler lorsqu’il était président de l’UEFA.

La confédération européenne, désormais présidée par le Slovène Aleksander Ceferin, n’a d’ailleurs introduit le dispositif que cette année en Ligue des Champions, sa compétition phare.

Alors que sa suspension «de toute activité liée au football» est terminée depuis début octobre, Platini a par ailleurs estimé qu’il pouvait encore jouer un rôle dans le football.

«A 64 ans, j’ai la possibilité de faire une dernière aventure. Mais je ne peux pas me tromper et je dois bien y réfléchir», a-t-il dit.

Je suis contre la VAR. Je pense que c’est une belle merde et que malheureusement, on ne reviendra pas en arrière.

Ancien milieu d’exception de l’équipe de France, Platini est devenu président de l’UEFA en 2007 et s’apprêtait à succéder au Suisse Sepp Blatter à la tête de la FIFA, quand une affaire de gros sous a précipité sa chute.

Le double demi-finaliste de la Coupe du monde (1982 et 1986) a été suspendu quatre ans pour avoir perçu un paiement sans contrat écrit et tardif de deux millions de francs suisses de la part de Blatter.

L’ex-capitaine des Bleus n’a pas pu se présenter à la présidence de la FIFA où son ancien bras droit, Gianni Infantino, a été finalement élu en février 2016, puis réélu en juin dernier.

«A la FIFA, ils ne voulaient pas de moi comme président. Je voulais défendre le football et j’étais le seul footballeur qui pouvait devenir président de la FIFA», a déclaré Michel Platini ce dimanche, ajoutant ne plus avoir de rapports avec Blatter ou Infantino.