Des parcours pour bouger

ÉdA

Giulo Rapallo utilise le mobilier urbain ou chaque élément de l’environnement pour enchaîner des sauts, figures et autres rotations avec une souplesse déconcertante. Des «parcours» qu’il invente au gré de ses envies dans une discipline sportive qu’il nous fait découvrir.

Depuis sa plus tendre enfance, Giulo a toujours aimé les Arts martiaux. «Puis j’ai croisé des personnes «bougeant» dans la rue, enchaînant les mouvements et les sauts et je me suis dit que c’était cela que je voulais faire. Cela fait 10 ans que je m’intéresse à cette discipline sportive où l’on retrouve de la rigueur et des mouvements semblables aux Art martiaux. J’suis allé habiter à Charleroi pour m’y entraîner car il y avait un club spécifique. Depuis, la «Liège Parkour School» a ouvert à Liège et on peut y côtoyer d’autres personnes aimant créer des parcours.» À 21 ans, cet étudiant en kiné ne cesse d’inventer de nouvelles figures. «On échange entre nous, on regarde des vidéos et on met cela à notre propre sauce. Dans la ville ou dans la nature, on peut «bouger» sur tout ce qu’on trouve. Une rambarde, un arbre, un mur. On peut faire des sauts, des roulades et des enchaînements en toute liberté. Il faut seulement disposer de chaussures qui adhèrent un peu et tout est possible.» Et si tout le monde peut «bouger», une préparation est nécessaire. «On doit s’échauffer et préparer notre corps aux mouvements qu’il va faire. On s’entraîne beaucoup en salle dans un milieu sécurisé pour que les mouvements deviennent naturels et maîtriser, notamment les sauts, pour pouvoir les réaliser dans les parcours. Puis il faut être patient, écouter son corps et sentir quand essayer ces différentes figures. Le film «Yamakasi» montre bien ce que nous faisons.»

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