RIXENSART

VIDÉO| Les élus et les habitants de Rixensart réclament une gare accessible aux PMR

VIDÉO| Les élus et les habitants de Rixensart réclament une gare accessible aux PMR

Image d’illustration BELGA

A l’initiative des 27 élus du conseil communal de Rixensart, un rassemblement a réuni plusieurs dizaines de personnes samedi midi sur le site de la gare. Ils ont protesté contre le manque d’accès aux quais des gares de Rixensart et de Genval pour les personnes à mobilité réduite (PMR).

A Rixensart, pour le quai en direction de Bruxelles, cet accès est régulièrement bloqué à cause des travaux du RER. Et la mise en service des ascenseurs, annoncée en novembre, est reportée. A Genval, pour un des deux quais, l’accès aux PMR est impossible.

L’idée d’un rassemblement de protestation est venue des 27 élus communaux, tous partis confondus. Les conseillers communaux et les membres du collège ont été rejoints samedi par plusieurs dizaines d’habitants, certains en chaise roulante, avec des béquilles ou encore des familles avec des poussettes. Certains avaient confectionné des calicots sur lesquels on pouvait lire «Lift, please», ou encore «Les PMR ne sont pas des Infrabelges».

«Ces ascenseurs pour l’accès aux quais de la gare de Rixensart, on les attend depuis quatre ans», a rappelé la bourgmestre de Rixensart, Patricia Lebon. «Tout le monde, à un moment de sa vie, peut être une personne à mobilité réduite. Si on veut que les personnes prennent les transports en commun, il faut qu’ils soient à un prix raisonnable et physiquement accessibles. Franchement, je ne me vois pas prendre le train à Rixensart avec deux grosses valises pour partir en vacances.»

D’après l’échevin rixensartois de la Mobilité, Vincent Garny, la gare de Rixensart accueille 500 à 600 personnes par jour, et celle de Genval environ 350. Des ascenseurs, prévus dans les plans d’aménagement de la gare – les travaux du RER sont en cours à Rixensart -, devaient être mis en service en novembre de cette année. Il est maintenant question d’un report en mai 2020. La commune a signifié son mécontentement par écrit et demandé des mesures provisoires pour permettre un accès aux quais pour les PMR.

«Nous voulons maintenant des paroles claires, suivies d’actes forts», affirme la bourgmestre Lebon.