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Un budget de plus de 50 millions en 2020 pour la zone de secours Hainaut-Centre. Et deux nouvelles casernes?

Un budget de plus de 50 millions en 2020 pour la zone de secours Hainaut-Centre. Et deux nouvelles casernes?

ÉdA

Plus de 4 millions d’euros d’investissements sont prévus au budget extraordinaire, avec des projets de nouvelles casernes. Qui n’enchantent pas tout le monde.

La zone de secours Hainaut Centre est la deuxième zone de secours du pays en termes de superficie. Pour 2020, elle a annoncé un budget de 50 270 055 euros sans déficit et en progression de plus de 13 millions d’euros depuis 2015, année de la mise en place des zones de secours, consécutives à la réforme de la sécurité civile en Belgique.

La zone Hainaut Centre s’étend sur 28 communes et concerne 550 000 habitants. Elle compte 10 casernes, 848 agents, dont 381 pompiers professionnels et 353 pompiers et ambulanciers volontaires ainsi qu’une administration de quelque 80 travailleurs. La zone totalise 44 271 interventions par an, dont deux tiers en aide médicale urgente, ainsi que 4 000 avis de prévention.

Le budget prévisionnel pour 2020 annoncé jeudi comprend notamment, côté dépenses, 83,41% en personnel et 13,85% en fonctionnement. Les transferts, entre autres les dotations communales, sont le poste le plus important au niveau des recettes avec 89,63%.

Des investissements et acquisitions, notamment en équipements de protection des agents, en véhicules, sont à l’ordre du jour en 2020, pour un montant de plus 4 millions d’euros.

De nouvelles casernes?

Un budget de 2.174.815 euros est inscrit dans les dépenses de fonctionnement en 2020, soit le poste le plus important du budget total de 6.964.505 euros.

«Ce budget concerne les loyers des biens loués aux communes, soit les casernes existantes», a précisé Eric Thiébaut, bourgmestre d’Hensies et président de la zone.

«Des projets de nouvelles casernes sont à l’étude, notamment une nouvelle infrastructure à Binche et une autre entre Soignies et Braine-Le-Comte.»

«Par ailleurs, un document d’analyse de risque sur l’ensemble de la zone doit être présenté pour la fin de l’année au Conseil de zone. Ce rapport concerne notamment l’adéquation des temps d’intervention en fonction, entre autres, de la localisation des casernes. Ces données sont très importantes car elles devraient préciser l’emplacement et le nombre des futures casernes.»

Le paysage des 10 casernes existantes devrait, en effet, évoluer. «Le budget alloué actuellement à la location aux communes des 10 casernes existantes, soit 2.174.815 euros, devrait permettre d’emprunter 38 millions d’euros sur 20 ans, pour permettre de rénover certaines casernes et d’en construire de nouvelles.»

«On marche à l’envers»

L’optimisme affiché par le président de zone ne fait pas consensus. La bourgmestre de Jurbise Jacqueline Galant affiche quelques réserves.

«Les montants sont exposés sans qu’il y ait de réelle vision stratégique derrière. Cette vision stratégique doit être définie dans un plan annuel de politique générale pour chaque mandature. Il ne nous a toujours pas été exposé. Nous marchons à l’envers», d’après des propos relayés par la DH.

La Jurbisienne pointe aussi le recrutement prévu, alors qu’il n’y a toujours pas de plan du personnel. Quand à la construction de nouvelles casernes, «aucune analyse de risques ne nous est parvenue. En 2013, une nouvelle caserne a été inaugurée à Bauffe. Or, quelques années plus tard, force est de constater que son utilisation est limitée.»

Exemple, quand un incendie se déclare dans sa commune, «, c’est la caserne de Mons qui intervient alors que la caserne de Bauffe ne se situe qu’à quelques minutes...»