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À Gembloux on travaille mais on n’avance pas

«?Si notre prestation au Mosa Jambes (53-51) laissait présager des jours meilleurs, celle contre Rochefort est à nouveau désastreuse (35-70). »

Dépité, Julien Étienne égrène ses regrets. « Les défaites s’accumulent et sont en train de saper le moral. L’ampleur fait particulièrement mal car la bonne mentalité affichée en début de compétition commence à s’effriter. C’est désolant d’autant que, dans les semaines à venir, nous affrontons de grosses pointures comme Malonne et Ciney, explique le coach des Couteliers. On sait qu’à Gembloux, une année sur trois est difficile mais j’espère que les joueurs vont avoir un sursaut d’amour-propre. On travaille mais on n’avance pas : désorganisation dans la défense et systèmes en attaque non maîtrisés. Il ne faut pas chercher des excuses mais le fait de jouer dans une salle où nous n’avons aucun entraînement n’est pas la situation idéale pour progresser. »

Belgrade subit la même calotte mais les propos de son coach diffèrent. « Comparée aux précédentes prestations où nous encaissons une centaine de points, notre défaite contre Mazy (35-71) est synonyme de progrès », déclare Sullyvan Dive. Malgré son jeune âge (18 ans), le directeur technique estime qu’il possède suffisamment de compétence pour diriger une équipe en formation. « C’est à la demande de mes équipiers que j’ai pris la direction de l’équipe. C’est un long apprentissage mais les joueurs montrent une bonne mentalité. Les défaites ne sapent pas le moral puisqu’ils ne baissent jamais les bras. Rien ne m’empêche de croire en notre projet. »