BRUXELLES

«Loin des clichés fantaisistes», auteurs de SF et économistes se réunissent pour penser l’économie de demain

«Loin des clichés fantaisistes», auteurs de SF et économistes se réunissent pour penser l’économie de demain

Selon les organisateurs du «Sci-Fi Economics Lab», les «économies fictionnelles», pour radicales qu’elles sont, pourraient apporter des réponses au cul-de-sac actuel. Sci-Fi Economics Lab

Des auteurs de SF et des économistes se sont réunis à Bruxelles pour réfléchir à une économie «plus verte, plus juste et plus humaine».

Tempêtes dévastatrices, abeilles décimées, feux inextinguibles... Les images des films de science-fiction ressemblent de plus en plus à la réalité. À moins que ça soit le contraire. Alors que l’économie ultralibérale nous mène toujours plus près du désastre, des intellectuels se réunissent cette semaine à Bruxelles pour confronter la SF à la réalité. Et chercher dans la radicalité du genre des idées neuves à appliquer dans la vraie vie.

Ce forum, il s’appelle «Sci-Fi Economics Lab». Il a commencé le 11 novembre pour s’achever ce mardi 12 par un «brainstorming» à la Solvay Brussels School of Economics & Management. L’ambition sera là-bas de «produire les sujets d’articles destinés à la publication en 2020».

Le Sci-Fi Economics Lab proposait de mettre en présence auteurs de SF d’un côté et économistes de l’autre. Au menu: des réflexions pour une économie «plus juste, verte et humaine». Un débat sur «la viabilité des économies fictionnelles» a ainsi confronté l’auteur Canadien Cory Doctorow, chantre du Creative Commons et plusieurs fois prix Locus, avec le Bruxellois Tom Bauler, prof d’économie écologique de l’ULB.

«C’est peut-être dans le champ de la science-fiction que l’on trouve aujourd’hui les idées les plus neuves, radicales et transformatrices. Loin des clichés fantaisistes, la SF permet de s’affranchir du carcan des habitudes, pour se projeter dans l’avenir. Des mondes nouveaux et des “économies fictionnelles” naissent sous la plume de ses meilleurs représentants. Bien souvent, ils portent en eux les germes de d’une société plus juste et humaine», se défendent les organisateurs d’Edgeryders, qui se définit comme «une communauté globale engagée dans la construction d’un monde plus humain, plus juste et plus vert».