BOLIVIE

VIDÉO | Bolivie: Evo Morales chassé, sa maison pillée

Comme un symbole des violences qui ont lieu actuellement en Bolivie, la maison d’Evo Morales a été pillée par des putschistes.

Alors quel’ancien président bolivien fuyait son pays pour le Mexique où il a obtenu l’asile, sa résidence de Cochabamba (une ville à 400 kilomètres de la capitale, La Paz) a été saccagée par quelques-uns de ses opposants.

Dans une vidéo postée et partagée massivement sur les réseaux sociaux, les putschistes s’amusent d’avoir fait irruption dans la maison d’Evo Morales.

«Après avoir pillé et tenté de mettre le feu à ma maison à Villa Victoria, des groupes vandales des putschistes [Carlos] Mesa et [Luis Fernando] Camacho ont fait irruption chez moi dans le quartier de Magisterio à Cochabamba. Je suis très reconnaissant à mes voisins qui ont arrêté ces raids», a d’ailleurs twitté Evo Morales (60 ans), en référence au candidat d’opposition qui réclamait un second tour à l’élection présidentielle, et au fer de lance de la révolte populaire contre le résultat du scrutin de fin octobre jugé frauduleux.

Cette scène de saccage fait suite aux violences et aux affrontements qui ont secoué plusieurs quartiers de la Paz ce lundi.

Dans la foulée de l’annonce de la démission du président socialiste, au pouvoir depuis 2006, les rues de la ville, siège des pouvoirs administratifs et politiques, ont été livrées à des groupes de casseurs.

Plus de police, qui s’était déclarée en mutinerie contre Evo Morales et restait enfermée dans ses casernes, et plus d’armée, qui venait de lâcher le chef de l’État.

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