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La convocation d’une élection présidentielle annoncée en Bolivie

La convocation d’une élection présidentielle annoncée en Bolivie

AFP

La deuxième vice-présidente du Sénat bolivien, l’opposante Jeanine Añez, a annoncé lundi la prochaine convocation d’une élection présidentielle. La Bolivie devrait ainsi avoir un président élu «le 22 janvier».

«Nous allons convoquer des élections avec des personnalités qualifiées qui vont conduire le processus électoral afin de refléter ce que veulent tous les Boliviens», a-t-elle déclaré à son arrivée au Parlement, lundi.

Mme Añez est appelée en vertu de la Constitution à succéder au poste de chef de l’État à Evo Morales après sa démission. Les successeurs prévus par la Constitution en cas de départ du président ont en effet tous démissionné avec lui: le vice-président Alvaro Garcia, la présidente et le vice-président du Sénat et le président de la Chambre des députés. La nomination du remplaçant par interim d’Evo Morales revient cependant au Parlement, où ses partisans sont toujours majoritaires.

En Bolivie, les tensions ont perduré lundi malgré l’annonce de la démission d’Evo Morales la veille. À La Paz, des confrontations entre supporters et opposants au président ont eu lieu, avec intervention de la police qui a tenté de séparer les deux camps en usant de gaz lacrymogène. Des violences ont également été rapportées dans d’autres villes.

Evo Morales, lâché par l’armée, a été forcé d’annoncer sa démission après trois semaines de violentes manifestations. Lundi, il a publié quelques tweets sur le réseau de microblogging, pour notamment accuser son rival Carlos Mesa d’avoir voulu mener un coup d’État, mais sa localisation précise était inconnue.

L’Organisation des États américains (OEA) a appelé lundi «à la paix et au respect de la loi» pour résoudre la crise politique en Bolivie et demandé «une réunion urgente» du Parlement bolivien «pour garantir le fonctionnement des institutions et nommer de nouvelles autorités électorales pour garantir un nouveau processus électoral».

 

Le Mexique accorde l’asile politique à Evo Morales

Le Mexique a décidé lundi d’accorder l’asile politique à l’ex-président bolivien Evo Morales, a annoncé le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard, sans préciser cependant où il se trouve actuellement.

La ministre mexicaine de l’Intérieur «Olga Sanchez Cordero a décidé d’accorder l’asile politique à M. Evo Morales. Sa vie et son intégrité physique sont menacées», a déclaré M. Ebrard au cours d’une conférence de presse à Mexico.

Il a précisé que le gouvernement avait été sollicité par M. Morales, qui a été contraint à la démission. «Il nous a demandé verbalement et de façon formelle de lui accorder l’asile politique dans notre pays», a-t-il dit.

«Mexico s’est toujours distingué tout au long de son histoire pour avoir protégé ceux qui cherchaient un refuge», a conclu le ministre des Affaires étrangères mexicain.

Lâché par l’armée bolivienne dimanche après trois semaines de violentes manifestations, le socialiste Evo Morales était l’un des derniers représentants de la «vague rose» qui a déferlé au tournant des années 2000 sur l’Amérique latine, faisant virer à gauche le Brésil, l’Argentine, le Chili, l’Équateur et le Venezuela.

La Bolivie se trouve depuis lundi sans dirigeant. Les successeurs prévus à Evo Morales par la Constitution ont tous démissionné avec lui.

 

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