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Les subsides de Bruzz rabotés, ceux de l'AB aussi

Les subsides de Bruzz rabotés, ceux de l'AB aussi

En tant que ministre de la Culture, Jan Jambon explique qu’il entend poursuivre le développement des points forts du secteur tout en lui donnant de nouveaux accents afin de «maximiser la valeur sociétale, personnelle et économique de la culture». EdA - Julien RENSONNET

Le gouvernement flamand a décidé de tailler dans les subsides accordés au secteur culturel. Le groupe de médias Bruzz se voit ainsi privé de 336.000 euros de subsides.

Le groupe de médias flamand et bruxellois Bruzz recevra 6% de subventions en moins de la Communauté flamande l’année prochaine, ressort-il de la note de politique du ministre flamand des Médias Benjamin Dalle (CD&V). Cela équivaut à environ 336.000 euros. Une opération qui ne restera pas sans conséquences pour l’entreprise.

Samedi, on avait appris que le gouvernement flamand allait tailler dans les subsides accordés au secteur culturel durant cette législature. En 2020, ils passeront ainsi de 8,47 à 3,39 millions d’euros, soit une baisse drastique de 60%. Les subsides de fonctionnement seront notamment rabotés de 6%, un recul toutefois limité à 3% pour les institutions reconnues telles que le Vooruit à Gand ou l’Ancienne Belgique à Bruxelles.

Le secteur des médias est également concerné. Le gouvernement flamand a déjà indiqué qu’il n’octroierait plus de moyens au fonds flamand pour le journalisme (Vlaams Journalistiek Fonds, VJF). Ce dernier avait été mis sur pied en décembre 2018 pour soutenir les projets journalistiques innovants.

Moins de moyens

C’est à présent Bruzz qui est touché par ces mesures d’économies et qui touchera 336.000 euros en moins par an. La direction et le conseil d’administration examineront les conséquences de cette décision dans les prochains jours. Mais il est déjà certain que les informations sur Bruxelles seront relayées d’une autre manière et avec moins de moyens», prévient le groupe.

«Nous nous attendions à une économie mais 6% ce n’est pas rien», confie le directeur général Jo Mariens. La direction aurait semble-t-il, opté pour la préservation maximale de l’emploi et des cinq médias: le site Web, la radio, la chaîne de télévision, le magazine et les réseaux sociaux. Mais il est certain que des coupes devront y être effectuées. L’entreprise emploie 63 salariés permanents et beaucoup de pigistes.