Roman Polanski, accusé de viol en France, réfute et réfléchit à une riposte judiciaire

Roman Polanski, accusé de viol en France, réfute et réfléchit à une riposte judiciaire

Roman Polanski accusé de viol par une actrice française Photo News

La nouvelle accusation de viol contre Roman Polanski, la première portée par une Française, a relancé la polémique autour du réalisateur.

Roman Polanski, accusé par une Française, Valentine Monnier, de l’avoir violée en 1975, réfute cette accusation «avec la plus grande fermeté», a indiqué dimanche son avocat, qui réfléchit «aux suites judiciaires à apporter» à la publication de ce témoignage dans le Parisien.

«M. Polanski conteste avec la plus grande fermeté cette accusation de viol», affirme Me Hervé Temime dans un communiqué transmis à l’AFP. «Nous travaillons aux suites judiciaires à apporter à cette publication», souligne l’avocat, qui précise que le réalisateur, dont le prochain film sur l’Affaire Dreyfus sort mercredi en France, «ne participera pas au tribunal médiatique et moi pas davantage».

Dans un témoignage publié par le Parisien vendredi soir, Valentine Monnier, photographe, ancienne mannequin et qui a aussi joué dans quelques films dans les années 80, accuse Roman Polanski de l’avoir frappée et violée en 1975 en Suisse alors qu’elle avait dix-huit ans.

Cette Française, dont les accusations s’ajoutent à celles d’autres femmes ces dernières années, toutes également réfutées par Roman Polanski, précise ne pas avoir déposé plainte pour ces faits, prescrits. Mais elle affirme avoir décidé de porter publiquement cette accusation en raison de la sortie en France de «J’accuse», qui porte sur une erreur judiciaire, l’affaire Dreyfus.

D‘autres femmes

Roman Polanski est par ailleurs toujours poursuivi par la justice américaine dans le cadre de la procédure pour détournement de mineure lancée à son encontre en 1977.

Il avait plaidé coupable en 1977 de détournement de mineure après avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, âgée de 13 ans. Ce seul chef d’accusation retenu était le résultat d’un accord à l’amiable avec le juge, après que Polanski eut été inculpé initialement de chefs d’accusation plus graves, notamment viol d’une mineure sous l’emprise de stupéfiants.

Condamné à 90 jours de prison, il avait été libéré après 42 jours. Mais le juge avait fait volte-face, estimant la sentence insuffisante. Polanski avait choisi de s’envoler pour la France. Il est depuis sous le coup d’un mandat d’arrêt.

Il a depuis été visé par d’autres accusations. En plein festival de Cannes en 2010, l’actrice britannique Charlotte Lewis avait accusé le réalisateur de l’avoir «abusée sexuellement» à 16 ans lors d’un casting en 1983.

Une seconde femme, identifiée comme «Robin», l’a accusé en août 2017 d’agression sexuelle lorsqu’elle avait 16 ans, en 1973. En septembre 2017, Renate Langer, une ancienne actrice, déposait une nouvelle plainte pour viol, affirmant avoir été agressée en 1972 à Gstaad alors qu’elle avait 15 ans. Deux mois plus tard, la justice suisse déclarait ces accusations prescrites. Les accusations de ces trois femmes sont «sans fondement», avait déclaré l’avocat de Polanski.

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