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Obsédé par les sorties? 5 options pour ce week-end à Bruxelles

Obsédé par les sorties? 5 options pour ce week-end à Bruxelles

Le MIMA réunit des centaines d’œuvres art brut pour «Obsessions»: une réussite. EdA - J. R.

Si vous avez la sortie tatouée dans la peau, vous pouvez vous en donner à cœur joie ce week-end à Bruxelles: on vous envoie au musée, au ciné, au théâtre jeune public ou... au salon du tatouage.

+ NOTRE RUBRIQUE | En panne d’idées sorties? N’oubliez pas de surfer dans notre rubrique agenda hebdomadaire qui vous conseille les meilleurs plans (culture, food, loisirs, familles…) pour vos week-ends bruxellois. Certains n’ont pas de date de péremption…

+ À FAIRE | Le «Smile Safari», premier «musée Instagram» de Belgique, a ouvert pour deux mois à Tour & Taxis. On l’a testé : voilà ce qu’on en ramène (jusqu’au 30/11/2019).

+ CE WEEK-END AUSSI |Le Picture Festival qu’on vous annonçait le week-end dernier se prolonge jusqu’à dimanche au Mont des Arts

+ À VOIR AUSSI | L’expo «Love. Hate. Debate.» vous fait renouer avec l’art contemporain au ING Art Center (jusqu’au 15/03/2020): ce qu’on en pense par ici. Avec vos kets, glissez sur la banquise du Museum des Sciences Naturelles pour l’expo «Antarctica» (jusqu’au 30/08/2020): on vous y emmène en vidéo par là. Faites aussi un détour par les USA au Arts & Marges pour la décalée «L’AMÉRIQUE N’EXISTE PAS! (Je le sais j’y suis déjà allé)» (jusqu’au 02/02/2020). Et enfin, retournez dans le temps à l’Atomium via la plongée immersive dans les peintures du grand maître flamand avec l’expo « Bruegel, a poetic experience ».

Obsessionnelles obsessions

Obsédé par les sorties? 5 options pour ce week-end à Bruxelles
MIMA
On a enfin vu la nouvelle expo du MIMA et une nouvelle fois, ça vaut le détour. Le concept est aussi ambitieux qu’il est accessible à tous: faire se rencontrer artistes porteurs de handicaps (nombreux), créateurs contemporains (rares) et le public pour doper les salles de l’ancienne brasserie de couleurs, de lignes, de céramiques, d’installations. L’expo s’appelle «Obsessions». Ça veut dire qu’elle scénographie les obsessions de certains des artistes exposés. Ceux-ci proviennent de «La S Grand Atelier»: dans ce labo de Vielsalm, les artistes «art brut» sont invités en résidence pour développer leurs arts et leurs techniques, loin des clichés qui les marginalisent. «Obsession» pose donc «la question de la normalité dans l’art» en exposant ces créations comme l’art contemporain le plus banal, sans gloser sur d’interminables colophons qui intellectualisent la démarche. Même si les œuvres n’ont pas été conçues pour un musée, on se prend donc tout ça en pleine face. Et on s’amuse. On y voit des tatouages, des Lambic (de «Bob et Bobette») répétés à l’infini, des Godzilla qui côtoient des héros de Dragon Ball, des pochettes à secrets, des masques colorés au bic, Michaël Jackson, des femmes à poils, des néons, des flingues, des sérigraphies trash, des boules d’élastiques... Et puis il y a cette caverne de tissus et planches que hantent de fantomatiques silhouettes. On y resterait bien dormir.

+ «Obsessions», jusqu’au 5 janvier 2020 au MIMA, quai du Hainaut 39-41 à 1080 Molenbeek, du mercredi au dimanche de 10 à 18h, de 3 à 9,50€, gratuit < 6="" ans="">

Tout n’est pas rose

Obsédé par les sorties? 5 options pour ce week-end à Bruxelles
Pink Screens
«18 ans. L’âge de la maturité? Peut être. L’âge de la rébellion, sûrement!» Voilà comment les programmateurs de Pink Screen résument l’édition de leur passage à l’âge adulte. Pas de quoi se cantonner à du cinéma de papa, évidemment: le festival LGBTQI est plus que jamais engagé dans la lutte. La résistance face à la montée des extrémismes est donc le focus de cette année. Le second focus fera un détour par la case «prison» . Au total, l’affiche additionne 16 longs de fiction et 12 docus, ainsi qu’une cinquantaine de courts qui vont du sentimental au porno en passant par le social, le «made in Belgium» ou l’animation. On y parlera garçons sensibles, footballeuses, clitoris, courrier des lectrices, fantasmes... Et puis, en plus de nombreux débats, on y fera la fête avec des bars thématiques et la «Pink Night» en clôture.

+ «Pink Screens, 18th Brussels Queer Festival», jusqu’au 16 novembre au Nova (et ailleurs)

Casser la Barak

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Barak Belgique
Il paraît que c’est une première et on veut bien le croire: un festival belge des arts de la scène pour jeune public. «Belge», ça veut dire partout en Belgique. Donc en Wallonie (Liège), en Flandre (Gand) et à Bruxelles. Dans la capitale, «Barak» se passe à la Montagne Magique et au Bronks. Les 21 spectacles à l’affiche viennent de partout en Belgique et ont été sélectionnés par un «jury international composé d’experts». Voilà voilà, c’est du sérieux. Sur scène, il sera question de féminisme (chips bleus ou roses?), de grand classique («Les Misérables» de Victor Hugo), de philo (avec Hannah Arendt), de marionnettes de bouts de ficelle, d’opéra, de cour de récré dansante, de tigre envahissant ou d’une maison à visiter en vrai. Les spectacles s’échelonnent de 1,5 à 9 ans. Preuve du succès de la formule: pas mal de dates sont déjà complètes. Mais rien ne vous empêche de tenter votre chance en file d’attente.

+ «Barak Belgique», du 8 au 11 novembre 2019 à Bruxelles (Montagne Magique et Bronks), Liège et Gand.

Rentrer au garage

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Garages Numériques
Avant, le garage, c’était un genre survolté du rock. Aujourd’hui, il semble que le terme s’applique aussi à la culture numérique. C’est vrai qu’on connaît la légende selon laquelle le messianique inventeur des ordinateurs à la pomme bossait dans son garage. Voilà peut-être une explication au nom du festival «Garages Numériques» qui revient pour la 3e fois à Bruxelles ce week-end. Après des débuts au Ciné Galeries puis à la Galerie Horta, l’événement se branche à la Bourse. La programmation se centre donc sur la culture digitale et électronique. Ça passe par une expo d’art plastique (Louise Bourgeois, Ann Veronica Janssens, Nam June Paik...). Ça passe aussi par des soirées dans la Bourse (bien cool), avec des DJ mais aussi des VJ, histoire de propulser house, techno et ambient sur les m2 de murs disponibles.

+ «Les Garages Numériques», jusqu’au 11 novembre 2019 à la Bourse, pass à 35€, soirées à 15€.

L’avoir dans la peau

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IBTC
Alors, il paraît que le tatouage à l’encre rouge est LA tendance 2019 chez ceux qui se le mettent dans la peau. Pour vous en convaincre, rendez-vous ce week-end à l’«International Brussels Tattoo Convention», qui revient marquer les esprits ce week-end à Tour & Taxis. Ce feu d’artifice pétaradant est au tatouage ce que le salon de l’auto est à la bagnole. Vous y croiserez donc les petites cylindrées discrètes comme les gros volumes m’as-tu-vu. Un p’tit tour sur le site web de l’organisateur suffit à convaincre que les arguments de vente sont encore moins subtils que chez les constructeurs: bikini cuir, tatouage au tape et pin-up burlesque en seront. Tuning, pyrotechnie, globe de la mort, roller derby et battles de graffiti complètent le carnaval. Qui, rappelons-le, invite surtout des centaines d’artistes à prouver leur habilité au dermographe.

+ «International Brussels Tattoo Convention», du 8 au 10 novembre à Tour & Taxis, avenue du Port, de 16,60 à 30€ selon les formules.