Huy: bientôt un nouveau radar mobile

Huy: bientôt un nouveau radar mobile

Huy a plusieurs radars sur son territoire. Là, la ville attend un nouveau radar mobile. heymans

Le plan zonal de sécurité 2020-2025 de la police est finalisé. La ville de Huy attend un nouveau radar mobile sur son territoire.

Huy veut miser son action sur les problèmes de circulation et l’insécurité routière. Ce sera un des «points de vigilance».

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Huy a installé 13 radars préventifs sur le territoire couvert par la zone de police et un radar fixe, installé en 2010 chaussée Napoléon (et modernisé depuis).

Trois nouveaux poteaux supplémentaires ont été installés rue du Long Thier, avenue de l’Industrie et chaussée de Waremme en vue de recevoir un radar amovible qui se partage les trois poteaux. Et là, «nous attendons un nouveau radar mobile», note le bourgmestre Christophe Collignon. Notre politique porte ses fruits. On a aussi le Lidar actuellement au quai de Compiègne.

En 2018, la zone de police a constaté une diminution de 21,78% du nombre de PV rédigés pour des accidents avec lésions corporelles et une augmentation de 10,51% du nombre de PV rédigés pour des accidents avec dégâts matériels. Et cela, par rapport à l’année précédente.

 

Mettre plus de policiers dans les rues

La zone de police de Huy, c’est 75 policiers… sur papier. Mais avec les malades, les mesures disciplinaires, les prépensions, l’hôtel de police compte 64 policiers dont le chef de corps. En début d’année, les autorités ont revu l’organisation. Fini la permanence 24 heures sur 24, pour permettre de mettre plus d’hommes dans les rues. «On a retrouvé une capacité policière de six hommes. Ça a permis de doubler les patrouilles mobiles», explique le bourgmestre Collignon, qui s’interroge. Faut-il renforcer le travail des Agents de prévention et de sécurité, des agents constatateurs?

Améliorer la présence sur le terrain

En tout cas, la réforme du début d’année «améliore la présence sur le terrain», soutient le chef de corps Christophe Romboux. Cela a permis d’augmenter le travail de proximité et de diminuer les heures supplémentaires. Il le reconnaît, les premières semaines ont été difficiles. On se souvient que quasi la totalité du service interventions s’est retrouvée sous certificat médical. «Tout changement fait peur. L’individu va voir qu’il n’a rien gagné. Mais si on le prend de façon macroscopique, on voit l’effet.» Et d’affirmer qu’il reçoit beaucoup moins de doléances de la population disant que la police n’a pu se déplacer. Mais «nous ne sommes en vitesse de croisière que depuis mars, avril».

Le chef de corps n’a pas encore de chiffres pour étayer son propos. Mais il compte bien tirer des conclusions chiffrées qui, il le pense, iront dans le sens de ce qu’il sent déjà maintenant: le délai d’intervention des policiers est meilleur aujourd’hui qu’il y a un an, avant la réforme.

 

Pas de fusion mais des aides

L’ex-bourgmestre Alexis Housiaux plaidait pour une fusion de zones de police. Il avait en tout cas tâté le terrain auprès des bourgmestres voisins. Huy est en effet une zone monocommunale. Une seule commune, un seul bourgmestre. «Le choix du monocommunal était-il bon à la base? Je me permets d’en douter», commente l’actuel bourgmestre Collignon. Une fusion des zones est toujours à l’ordre du jour au niveau fédéral d’ailleurs. Mais ça passe d’abord par des collaborations, des synergies. Et c’est à cela que la zone de police de Huy s’applique. Tout comme d’ailleurs les zones voisines. «Nous sommes en discussion sur différentes thématiques, ajoute le chef de zone. Pour la gestion des détenus, les permanences mobiles et les officiers de garde en commun. Mais ce n’est pas évident, on doit s’adapter pour trouver un dénominateur commun» tant les modes de fonctionnement sont différents.

 

VITE DIT

Candidat à sa succession

En janvier, cela fera trois ans que Christophe Romboux est chef de corps de la zone de police de Huy. Fin de l’année prochaine, «il faudra penser au renouvellement». Car son mandat de chef de corps court sur cinq ans. Oui, Christophe Romboux est candidat à sa propre succession.

Les «points de vigilance»

Les policiers hutois se sont fixé trois priorités mais aussi des «points de vigilance» sur lesquels ils seront aussi attentifs. Ces points? La violence intrafamiliale. «Cela a toujours été un point important à Huy, note la criminologue Nathalie Renard. Nous avons toujours travaillé dans la ligne de la tolérance zéro, comme à Liège.» Autres points de vigilance: le terrorisme et le radicalisme (Huy a la centrale nucléaire sur sa zone. «Si nous ne sommes pas concernés par un risque immédiat, on doit se maintenir en veille», notent le bourgmestre et le chef de corps); la fraude sociale; la protection de la jeunesse.

Cannabis à Statte

Quatre plantations de cannabis ont été découvertes en 2018. Cela allait de la dizaine de plants à la grosse plantation de Statte (de 60 à 80 plants) qui impliquait des gens jusqu’à Bruxelles.

Action coup de poing le 18 octobre

Le 18 octobre dernier, une opération coup de poing a été menée. Avec saisie d’héroïne et de cannabis, interpellation de gens signalés recherchés, découverte de véhicules non assurés. «C’est le genre d’actions qui vont se poursuivre, note Christophe Romboux. C’est une opération de grande ampleur. Une fois par mois, ça me semble tenable, avec un renfort de la police fédérale et des polices des zones voisines.»