BRUXELLES

«Il rôde dans le quartier du Cimetière d’Ixelles, repère les filles saoules et les embarque pour les violer»: une étudiante de l’ULB alerte sur un faux taxi Collecto

«Il rôde dans le quartier du Cimetière d’Ixelles, repère les filles saoules et les embarque pour les violer»: une étudiante de l’ULB alerte sur un faux taxi Collecto

Belga

Une étudiante de l’ULB revenait d’un baptême dans le quartier du Cimetière d’Ixelles lorsque, selon ses dires, elle s’est fait embarquer par un faux taxi Collecto. Elle a déposé plainte pour viol.

Une étudiante de l’Université libre de Bruxelles (ULB) âgée de 20 ans a déposé plainte auprès du parquet de Bruxelles pour viol, a indiqué lundi Denis Goeman, porte-parole du parquet bruxellois.

La victime a déclaré avoir été violée samedi soir par un homme qui se faisait passer pour un chauffeur de taxi Collecto, aux alentours du campus de la Plaine et du Cimetière d’Ixelles. «Nous avons ordonné qu’un certain nombre d’actes d’investigation soient réalisés pour identifier et repérer le suspect», a commenté Denis Goeman.

L’étudiante a elle-même diffusé dimanche un message sur le groupe Facebook «ULB Confessions». Elle explique avoir pris un taxi samedi soir, après avoir assisté au baptême du Cercle de Polytechnique sur le campus de la Plaine à Ixelles. Elle précise qu’elle était sous l’emprise de l’alcool.

Le chauffeur s’est présenté comme un Collecto, un service de taxi collectif à tarif réduit. Il portait un uniforme de la STIB, est de type maghrébin et roulait dans une voiture grise «type Citroën», a-t-elle décrit. Après être montée dans la voiture, elle a été séquestrée, blessée et violée, selon son témoignage.

«Je crois qu’il rôde dans le quartier de la Jefke (Cimetière d’Ixelles) et qu’il repère les filles saoules qui marchent seules. Il s’arrête et se fait passer pour un taxi Collecto. Il explique qu’il veut bien t’emmener n’importe où. Sauf qu’il embarque les filles loin de Bruxelles, dans une maison, pour les violer», précise-t-elle.

Son témoignage a été largement vu, diffusé et commenté sur Facebook depuis dimanche. Certaines autres jeunes filles ont déclaré avoir elles aussi connu une expérience similaire au même endroit. Mais le parquet de Bruxelles indique ne pas avoir connaissance d’autres faits ou plaintes.