ÉCONOMIE – EMPLOI

Brexit: les PME wallonnes plus optimistes que les flamandes quant à l’impact sur l’emploi

Brexit: les PME wallonnes plus optimistes que les flamandes quant à l’impact sur l’emploi

Globalement, les PME flamandes sont plus inquiètes que les wallonnes quant à l’impact de la sortie de Royaume-Uni de l’Union. Reporters (Illustration)

Une PME belge sur 10 estime que le Brexit aura un impact sur ses plans de recrutement. Un peu moins de 6% prévoient une diminution de l’emploi domestique et 2% s’attendent à une augmentation, selon une enquête menée par SD Worx auprès de 940 entreprises.

Globalement, les PME flamandes sont plus inquiètes que les wallonnes quant à l’impact de la sortie de Royaume-Uni de l’Union.

Ce sont principalement celles de Flandre occidentale qui s’attendent à une expansion ralentie de leur personnel: 13,6% d’entre elles craignent en effet une diminution de leur propre recrutement.

«Peu de PME s’attendent à un effet positif sur leur taux d’emploi en Belgique: seules les PME wallonnes sont un peu plus optimistes quant à l’augmentation des emplois belges à la suite du Brexit (3,6% contre 1,6% en moyenne)», relève le directeur régional PME chez SD Worx, Vassilios Skarlidis. «A première vue, il semble rassurant que nos PME estiment actuellement que l’impact sera plutôt limité», mais «ceci peut être expliqué par l’incertitude quant au calendrier effectif pour la sortie du Royaume-Uni», pointe-t-il. «Les entreprises se concentrent d’abord sur la prestation de services vis-à-vis des clients: les droits de douane, les tarifs, la logistique, la TVA. Les affaires du personnel sont ainsi reléguées à l’arrière-plan; pourtant, l’emploi domestique et à l’étranger mérite aussi d’être analysé. Nous leur recommandons de dresser un aperçu détaillé du lieu d’emploi permanent ou temporaire de leurs travailleurs et de leurs plans d’avenir, ainsi que de passer les contrats de travail au crible», conclut SD Worx.