FRANCE

Attaque d’une mosquée à Bayonne: le suspect a une «altération partielle» du discernement

Attaque d’une mosquée à Bayonne: le suspect a une «altération partielle» du discernement

Une expertise psychiatrique sur l’octogénaire accusé de l’attaque de la mosquée de Bayonne «a conclu à une altération partielle de son discernement». AFP

Une expertise psychiatrique sur l’octogénaire accusé de l’attaque de la mosquée de Bayonne, lundi dans le sud-ouest de la France, «a conclu à une altération partielle de son discernement» mais sans entamer sa responsabilité pénale.

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Claude Sinké, 84 ans, sera donc présenté ce mercredi après-midi au juge d’instruction chargé de l’enquête, a indiqué le procureur Marc Mariée, ajoutant que le parquet national antiterroriste n’entendait pas se saisir du dossier.

«Une information judiciaire va être ouverte des chefs de tentatives d’assassinat, dégradation et destruction aggravées, et violence avec usage d’une arme, avec réquisitions de placement en détention provisoire», a ajouté le procureur de Bayonne.

Lors d’une conférence de presse ce mardi, M. Mariée avait expliqué que le suspect avait dit aux enquêteurs avoir voulu incendier la mosquée de Bayonne pour «venger la destruction» de la cathédrale Notre Dame de Paris, qu’il attribue aux musulmans.

Une information judiciaire va être ouverte des chefs de tentatives d’assassinat, dégradation et destruction aggravées, et violence avec usage d’une arme, avec réquisitions de placement en détention provisoire.

Surpris par deux fidèles septuagénaires, Sinké a ouvert le feu, les blessant grièvement. Il a cependant démenti avoir voulu tuer, expliquant avoir procédé à des repérages à la mosquée pour être sûr de n’intervenir «qu’à un moment où elle était très peu occupée».

Ses voisins à son domicile de Saint-Martin-de-Seignanx, près de Bayonne, avaient dès lundi mis en doute la santé mentale du suspect, le présentant comme un solitaire, «atypique et fantasque», «avec des obsessions», au verbe «parfois assez violent».

Cet ancien candidat du parti d’extrême droite Front National (FN, devenu Rassemblement national) aux élections départementales de 2015 avait récemment adressé un courrier rageur à l’ordre des avocats et au procureur, disant vouloir porter plainte contre Emmanuel Macron.

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