BELGIQUE

Plusieurs associations s’indignent des violences policières

Plusieurs associations s’indignent des violences policières

Le Collectif contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation dénonce les violences dont sont victimes les migrants, les personnes enfermées et expulsées. EPA

Plusieurs associations tiennent à dénoncer les violences policières à l’encontre des migrants, sans abris ou encore ceux des centres fermés. Des dérives qui, selon eux, ont encore été mises en exergue lors de la manifestation du groupe Extinction Rebellion.

Pour justifier ces accusations, dans un communiqué, le CRER (Collectif contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation) tient à mettre en avant le témoignage d’une personne qui dit avoir été victime de violences.

La personne déclare avoir subi des actes violents et racistes de la part des policiers, à bord d’un avion lors d’une procédure d’expulsion.

«J’ai été torturée hier par la police belge dans un avion de SN Brussels Airlines à 11 heures. Ils ont maintenu ma tête appuyée entre les jambes du policier. C’étaient 4 policiers avec une policière. Chaque fois que je criais à l’aide, ils me serraient la bouche, me frappaient la bouche et me torturaient davantage. J’ai vraiment été torturée, ils me bouchaient le nez. On me traitait comme un animal, ils me battaient très fort, ils me tenaient le cou et la gorge. Je ne pouvais pas crier.»

Selon ses déclarations, un des policiers s’est également adressé à elle de manière assez virulente, comme elle le précise.

Le policier est venu me voir et m’a demandé:” Tu sais pourquoi tu retournes en Afrique? Tu ne sais pas?” J’ai répondu que j’allais me marier mais que la police m’a emmenée de chez moi au centre fermé. Puis il m’a dit: “Oh, je te renvoie en Afrique. Si tu ne veux pas y aller, on va te frapper et te mettre dans l’avion pour que tu y ailles de force”. C’est ce que la police m’a dit. Et ils m’ont vraiment battue, ils m’ont menottée et ils m’ont attaché le pied, sur le ventre, je ne pouvais plus respirer. J’ai été torturée, vraiment torturée.»

D’après ces associations, l’explication est simple: ces violences sont orchestrées par l’État en collaboration avec les compagnies aériennes.