BRAIVES

5 000€ pour lutter contre la prolifération des mouches à Braives

5 000€ pour lutter contre la prolifération des mouches à Braives

Vidéo à l’appui, Alain Durant a interpellé le conseil communal ce lundi soir. © Thomas Longrie

La Commune souhaite engager un bureau d’étude pour lutter contre la prolifération des mouches. Un véritable fléau pour certains.

Alain Durant, du groupe DéFI, a déposé lundi soir en séance du conseil communal un point concernant la lutte contre la prolifération de mouches. Avec une vidéo à l’appui, comme il l’avait fait il y a quelques années avec la chaussée Romaine, il a ainsi expliqué que des administrés se plaignaient de cette problématique.

«En réalité, la mouche se dépose sur les aliments. Il faut quinze secondes pour qu’elle puisse mettre au monde 200 larves qui se retrouvent dans les aliments de chacun d’entre nous, dit-il. Ce sont des asticots qui sont dans vos aliments. Les compostages qu’on a derrière chez nous sont de véritables nids à larves pour passer l’hiver...» Ainsi, à Avennes (surtout à proximité du cimetière), Ciplet, Braives et Latinne, la situation serait devenue invivable. «On a des situations catastrophiques où les gens achètent une maison à la campagne et évitent désormais d’inviter leurs amis car ils sont bouffés par les mouches. Acheter une maison à la campagne pour rester enfermé, c’est une situation qui n’est plus possible.» Selon Alain Durant, le citoyen ne composte pas correctement. Raison pour laquelle «il faut réinformer la population pour réaliser un bon compost, pour lutter contre la prolifération des mouches. Et les insecticides qu’on utilise dans nos habitations contribuent à une mauvaise qualité de l’air dans nos habitations.»

Non aux pièges à mouches qui auraient coûté à la Commune 103 000€

DéFI propose des actions concrètes. Comme la réintroduction des hirondelles et des chauves-souris. «Une information donnée aux citoyens pourrait permettre aux hirondelles de rester, comme en développant des mares, organiser un atelier ludique de fabrication de nids avec les enfants, la vente par le parc naturel ou la Commune de nids à un prix raisonnable.» Alain Durant propose même que la Commune investisse dans un piège à mouches par habitation (cinq pièges l’année prochaine), «de façon à mettre en place une politique sur la réintroduction des hirondelles et chauve souris».

Christian De Cock (Ecolo) indique avoir placé trois nichoirs qui, après quinze ans, viennent d’être occupés cette année. «On a beau vouloir mettre des nichoirs, on ne sait pas aller chercher des hirondelles», dit-il. Même réaction du côté de Pol Guillaume (MR). «Cela fait six ans que j’en ai mis, je n’en ai jamais eu.»

L’échevin François-Hubert du Fontbaré (cdh) rappelle qu’il avait contacté la faculté de Gembloux, mais que la Commune a essuyé un refus d’étudier la chose, faute de budget. «L’information donnée aux citoyens doit être relancée, dit-il. Comme la promotion des mares. On n’a eu que cinq demandes.»

Le conseil communal a proposé de dégager 5 000€ qui serviront à engager un bureau d’étude chargé de déterminer l’origine des mouches. En fonction des résultats de cette étude, un programme d’actions sera mis en place. «Parce que des pièges à mouches (cinq par habitant) représenteraient une somme de 103 000€. Un budget communal qu’on ne peut pas mettre en bon père de famille.»

Le bourgmestre Pol Guillaume (MR) souhaite qu’on ne tombe pas dans la psychose. «Dans mon quartier, jamais personne ne m’a parlé d’une prolifération anormale. On souhaite avoir une étude particulière pour savoir d’où vient le problème. Car on doit trouver des solutions.»