TOURNAI

VIDÉO | Face à face avec un silure à Tournai

Croiser, en pleine eau, un poisson aussi impressionnant que le silure est toujours un moment magique pour un plongeur. C’est ce qu’ont récemment vécu des hommes-grenouilles tournaisiens sous la surface d’un plan d’eau de la région.

Impressionnant par la taille, le silure glane peut, si l’on en croit la littérature spécialisée, atteindre plus de deux mètres de longueur et peser jusqu’à 150 kg. Celui qu’ont pu observer récemment des plongeurs dans une carrière du Tournaisis doit atteindre environ 1,5 m. Ce poisson solitaire à la peau lisse, parfois appelé «requin d’eau douce», est d’autant plus difficile à approcher qu’il se cache généralement dans des coins assez sombres. Dans le cas présent, il évoluait en pleine eau à une quinzaine de mètres de profondeur dans un environnement relativement clair.

L’endroit où a été faite l’observation est strictement réservé à la pratique de la plongée et interdit à la pêche.

Particulièrement vorace, le silure est généralement craint par les propriétaires de plans d’eau car il a la réputation de détruire l’ensemble de la faune qui l’entoure, dont les oiseaux susceptibles de se poser à la surface. Une réalité sans doute dans des espaces trop exigus que pour permettre son développement.

Dans le cas présent, deux spécimens cohabiteraient dans cette carrière où vivent également de nombreuses autres espèces comme des carpes, brochets, koïs, tanches ou autres poissons plus communs dont l’observation est généralement plus aisée que celle de l’impressionnant silure. Ces autres cohabitants ne semblent en tout cas pas souffrir de la proximité de cet animal que d’aucuns considèrent comme un dangereux prédateur. Il en va du silure comme de tout autre animal qualifié de la sorte: tout dépend vraisemblablement du contexte dans lequel il évolue…