MONS

Une maison s’effondre dans le centre de Mons: un mort et deux blessés

Mardi, en début d’après-midi, un effondrement a eu lieu en plein cœur de Mons, rue des Juifs, faisant un mort.

Ce mardi vers 13 h, un bâtiment situé au numéro 8 de la rue des Juifs, dans le centre de Mons, s’est effondré de l’intérieur.

Les services de secours, de police et les pompiers sont rapidement arrivés sur place, dressant un périmètre de sécurité. Trois personnes étaient restées bloquées dans les décombres.

L’une de ces personnes est décédée. Il s’agit de Franck H., un jeune homme né en 1989, en couple et dont la compagne était enceinte de cinq mois. Cette dernière n’était pas présente au moment de l’accident. La victime était locataire du bâtiment.

Les deux autres personnes, blessées légèrement, ont été secourues et transportées à l’hôpital Ambroise Paré. Leurs jours ne sont pas en danger. Il s’agirait d’ouvriers venus effectuer des travaux de rénovation, d’après l’auditeur du travail dont le substitut est descendu sur place.

L’Auditorat a précisé que les deux ouvriers blessés dans l’accident n’étaient pas déclarés. Des manœuvres d’étançonnage ont été nécessaires pour garantir la stabilité des deux immeubles mitoyens du bâtiment sinistré.

Les voisins évacués

Les services de secours ont fouillé les lieux pour écarter d’éventuelles victimes supplémentaires, aidés par la brigade cynophile de la Protection civile. La totalité de ce qu’il reste du bâtiment, toujours instable, a été quadrillé et aucune autre personne n’a été retrouvée sous les décombres.

Un arrêté d’inhabitabilité a été pris pour 48 heures pour les numéros 4, 6 et 10 de la rue des Juifs. Les habitants ont été évacués et pris en charge par les services du CPAS pour être relogés. Six d’entre-eux sont retournés dans leurs familles et onze ont été relogés pas le CPAS. Les travaux de consolidation de ces habitations devraient débuter demain ou après-demain.

Un centre d’accueil et un soutien psychologique pour les familles des victimes, avaient été mis en place .

Causes à déterminer

En collaboration avec le Gouverneur de la Province du Hainaut Tommy Leclercq, le Plan communal d’urgence a été déclenché par la Bourgmestre ff Catherine Houdart, en concertation avec le Bourgmestre Nicolas Martin, absent .A 19h45, le PCU a été levé.

Une soixantaine de personnes sont intervenues sur le lieu du sinistre le temps de l’intervention. Par précaution, Orès avait coupé l’alimentation en gaz dans le voisinage.

Les raisons de l’effondrement ne sont pas encore connues. Le dossier a été mis à l’instruction et un expert est dépêché sur place.

Selon les premières observations de la police, un problème de stabilité de la structure interne de l’immeuble pourrait être à l’origine du drame. Si l’enquête n’en est qu’à ses débuts, il apparait que les travaux en cours dans le bâtiment et qu’un possible problème de surcharge – en raison de matériaux de construction montés au premier étage– pourrait être à l’origine de cet effondrement.

Et parmi les riverains et les amis de la victime, nombreux pointaient la vétusté, voire l’insalubrité du bâtiment.

Conséquences sur la mobilité

Un arrêté de police a été pris. Jusqu’au 4 novembre, La circulation, l’arrêt et le stationnement sont interdits sur la rue des Juifs, section comprise entre la Grand’Rue et la Rue Notre Dame, carrefours exclus. Dans la Grand’Rue à hauteur du carrefour avec la Rue Blanc Mouchon, la circulation dans le sens Bertaimont – Grand Rue est déviée vers la rue Blanc Mouchon.