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Un pianiste montois aux Journées cinématographiques de Carthage

Le pianiste Christian Leroy a participé, dimanche à Tunis, à l’hommage au directeur défunt des Journées cinématographiques de Carthage (JCC). Ami proche de celui-ci, le musicien montois a écrit et joué une mélodie écrite pour l’occasion.

Ouverte depuis samedi soir, la trentième édition des JCC a marqué une pause, dimanche matin, pour rendre un vibrant hommage au producteur tunisien Néjib Ayed, décédé inopinément l’été dernier alors qu’il dirigeait la préparation de son troisième festival. Parmi les proches amis du directeur défunt figure notamment le pianiste montois Christian Leroy, également compositeur de musiques de films.

«Je travaille beaucoup sur le répertoire du cinéma muet pour lequel je compose de la musique et redonne ainsi une autre dimension à ces œuvres», confie-t-il. Souhaitant participer activement à l’hommage rendu à Néjib Ayed, le musicien hennuyer a écrit une «Promenade à un ami» qu’il a jouée devant le public rassemblé dimanche matin à la Cité de la Culture de Tunis. Dans l’assemblée se trouvait encore André Ceuterick, ancien directeur du service cinématographique de la Province du Hainaut et du Festival du Film d’Amour de Mons, grand ami aussi du patron décédé des JCC. «Les amitiés avec Néjib Ayed remontent à plus d’un quart de siècle. Nous nous sommes rencontrés par le biais du très renommé réalisateur et producteur Ahmed Bahaeddine Attia, lorsque j’ai créé le Festival de Wallonie, qui a ensuite pris la dénomination de Festival international du film francophone (FIFF). Nous avons travaillé ensemble sur un festival de la jeunesse à Sousse et sur d’autres projets. C’est par son intermédiaire que le cinéma arabe, et tunisien en particulier, a été accueilli dans les festivals belges dont je me suis occupé. Nous étions tous les deux très branchés sur cette relation cinématographique entre le nord et le sud», précise André Ceuterick. Les Journées cinématographiques de Carthage se déroulent durant toute cette semaine dans la capitale tunisienne. Une quarantaine de films y concourent en vue de l’obtention du Tanit d’or, la plus grande distinction décernée à l’issue du festival.