TOURNAI

VIDÉO | La Ville de Tournai a aussi son service de médiation

VIDÉO | La Ville de Tournai a aussi son service de médiation

Autour de Paul-Olivier Delannois, les employés du service médiation: Céline Capoen, Magali Lucas, Valérie Paeleman et Benjamin Byache. Com.

Encore trop méconnu, le service de médiation de la Ville de Tournai existe pourtant depuis dix ans déjà. Il peut résoudre tant les conflits de voisinages, qu’interpersonnels, familiaux ou collectifs.

Dans le cadre de la présentation de «la semaine de la médiation», nous avons récemment mis l’accent sur la reprise des permanences organisées par des médiateurs agréés au sein du palais de justice de Tournai.

+ Relire l’article sur le service de médiation du palais de justice de Tournai en cliquant ici ++

Il faut savoir que la Ville dispose, elle-aussi, d’un service de médiation susceptible de régler certains conflits tout en évitant que les relations entre les parties s’enveniment.

Géré par trois médiateurs: Céline Capoen, Benjamin Byache et Magali Lucas sous la houlette d’une coordinatrice, Valérie Paeleman, ce service communal a vu le jour en octobre 2009 au sein du Service d’aide à l’intégration sociale (SAIS) et est subsidié par le Plan stratégique de sécurité et de prévention. C’est dans le cadre de leur fonction d’éducateur que les médiateurs ont constaté un manque en matière de gestion de conflits interpersonnels. Tous les membres de l’équipe ont obtenu un post-graduat en médiation ou un certificat en gestion positive des conflits interpersonnels.

«Ce service de proximité de la ville de Tournai offre une écoute et un accompagnement aux personnes désireuses de prévenir ou de régler à l’amiable les conflits de la vie de tous les jours», explique le bourgmestre de Tournai, Paul-Olivier Delannois. Le médiateur aide à communiquer et à chercher une solution satisfaisante pour chacun. La participation au processus de médiation est une démarche personnelle et volontaire. Enfin, la médiation est gratuite et permet d’éviter les circuits judiciaires», souligne le bourgmestre.

Des médiateurs qui ne sont pas agréés, mais pas moins compétents

Dans le cadre de notre article précédent, nous avions rencontré une avocate, médiatrice agréée; une dernière qualification que n’ont pas les médiateurs communaux. Il n’est d’ailleurs nullement obligatoire de recourir à un médiateur agréé pour entrer dans ce type de démarche et cela ne signifie pas non plus que celui qui ne dispose pas de l’agrément est moins compétent que celui qui le possède. La principale différence réside dans le fait que l’agrément permet également de faire homologuer un accord de médiation, c’est-à-dire de le faire reconnaître par un juge de paix. Il a alors la même force qu’un jugement et devient obligatoire. Une dernière démarche qui, elle, n’est toutefois pas obligatoire non plus. Pour le reste, les règles sont les mêmes de part et d’autre (à l’exception de la gratuité dans le cas d’une médiation communale): neutralité, confidentialité, secret professionnel, démarche volontaire et écoute.

Cette petite vidéo, réalisée au Canada, dans un pays où la médiation (familiale dans un premier temps) est pratiquée depuis près de 50 ans, explique bien quel est en est le processus:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le service traite en moyenne environ 120 dossiers par an

 

 

 

 

 

 

 

On l’aura compris, ce type de médiation ne peut que déboucher - ou pas - sur un accord à l’amiable. La médiation judiciaire étant du ressort des médiateurs agréés (qui donnent toutefois la priorité à la médiation extrajudiciaire qui s’apparente au processus évoqué dans cet article).Pour entrer dans un processus de médiation, la demande peut être introduite par les intéressés eux-mêmes, mais elle peut aussi être formulée par l’un (ou plusieurs) des partenaires avec lesquels le service travaille, soit la police, le Logis tournaisien, le bourgmestre, les services sociaux…

 

 

 

 

 

 

 

Avant l’extension récente des compétences géographiques du service à l’ensemble de la zone de police du Tournaisis (47 villages pour 31 471 km2), celui-ci traitait en moyenne 120 dossiers par an.

 

 

 

 

 

 

 

Quatre champs d’application pour la médiation «communale»

 

 

 

 

 

 

 

Le service de médiation de la ville est susceptible d’intervenir dans quatre types de situations: les conflits de voisinage, les conflits familiaux, les conflits interpersonnels et, depuis deux ans, les conflits nécessitant une médiation collective.

 

 

 

 

 

 

 

Un dernier processus qui peut s’avérer particulièrement long dans la mesure où il va impliquer, par exemple, tous les habitant d’un immeuble, d’un quartier ou même d’une rue entière, soit différents lieux dans lesquels des conflits (créés par des nuisances, par exemple) impliquent un grand nombre de citoyens.

 

 

 

 

 

 

 

«La faculté d’écoute et les aspects relationnels sont des qualités essentielles dans tous les types de médiation», nous a-t-on précisé au sein du service qui a ses quartiers dans les mêmes locaux que la Maison de l’habitat.

 

 

 

 

 

 

 

Pour ce qui concerne la médiation interpersonnelle, le champ d’action est ici aussi relativement vaste et s’applique à tous les conflits entre des personnes qui n’ont pas de liens familiaux, comme, par exemple, entre des collègues de travail qui ne se parleraient plus depuis des années pour des raisons qui leur appartiennent. Raisons qui, au cours d’une médiation, peuvent par ailleurs apparaître bien futiles, comme, par exemple, un écrit mal interprété par l’un des deux interlocuteurs.Le service de médiation de la Ville fait également partie de la Fédération des médiateurs de quartier francophones, ce qui permet aux professionnels de Wallonie et de Bruxelles de se rencontrer 4 fois par an pour confronter leur pratique, de suivre une formation continue et de se remettre en question régulièrement.

 

 

 

 

 

 

 

Le service de médiation de la ville de Tournai est situé au 14, rue des Corriers. Tel.: 069/33 24 51 - mediation@tournai.be