«La plateforme pour l’interculturalité à Tournai a été créée il y a près de 10 ans, explique Maxime Dogot, son co-président.

C’est un réseau d’associations pluralistes et de citoyens qui œuvrent ensemble sur le même objet, à savoir encourager une approche interculturelle en favorisant des échanges entre personnes de cultures différentes, renchérit Marjorie Durieux, sa co-présidente. Nous favorisons l’intégration des personnes étrangères à Tournai en faisant se rencontrer des personnes de cultures différentes, vivant à Tournai, pour qu’elles découvrent la culture de l’autre. Et surtout, pour que de ces échanges naisse une culture nouvelle.»

«Attention, nous ne sommes pas une association de services qui est là pour combler des besoins primaires. Nous travaillons davantage sur le plaidoyer politique et sur la sensibilisation plutôt que sur «la première ligne». Nous organisons des formations à la citoyenneté dans le cadre du parcours d’intégration. Nous tenons des permanences d’accueil et d’orientation ou encore des permanences juridiques. Nous mettons aussi sur pied des fêtes interculturelles (en février), des soirées «poésies du monde» dans le cadre de «Tournai ville en poésie» (en mars) ou encore la fête des diversités (en juin) où nous faisons se rencontrer les gens. Et on espère vraiment aboutir à une culture hybride où toutes les cultures sont respectées. Un exemple concret: les spaghettis bolognaises. Une recette issue de l’immigration italienne qui a été belgicisée. Car dans la bolo, à la base, il n’y avait pas de viande. Et tout le monde connaît et apprécie la recette actuelle. Un échange de deux cultures qui a amené quelque chose de nouveau. On lutte contre la discrimination. On milite pour que Tournai devienne une commune hospitalière, bref, on fait bouger les choses ensemble pour que chacun apporte à l’autre.»