EUROPE

Juncker ne s’attend pas à un accord sur le budget 2021-2027 d’ici la fin de l’année

Juncker ne s’attend pas à un accord sur le budget 2021-2027 d’ici la fin de l’année

- AFP

Les premiers échangent de ce vendredi n’ont pas permis de faire avancer les choses d’après le chef de l’exécutif de l’UE.

Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, ne «pense pas qu’une décision» sur le budget pluriannuel de l’UE sera prise en décembre par le Conseil européen, a-t-il déclaré vendredi lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet.

D’après le Luxembourgeois, dont le mandat à la tête de l’exécutif de l’UE s’achève, le débat mené entre les chefs d’État et de gouvernement en matinée n’a pas permis de faire avancer les choses.

«Ce n’était qu’une réunion d’évaluation. Tout le monde a répété des positions déjà connues. Il n’y a pas eu de lignes directrices, rien!», a-t-il déploré.

Lancement tardif des nouveaux programmes

L’actuel cadre financier pluriannuel (CFP) – qui porte sur la période 2014-2020 – avait été adopté tardivement, ce qui avait entraîné un retard dans le lancement de nouveaux programmes. Voulant éviter qu’un tel scénario ne se reproduise, les leaders européens avaient indiqué en juin dernier leur ambition d’atterrir en fin d’année, et ce alors que la Commission et le Parlement les pressaient déjà de s’entendre avant les élections européennes.

«Les États membres du Conseil européen ont l’obligation de conclure rapidement ce débat. Si nous attendons la fin de l’année prochaine, nous perdrions deux autres années», a insisté M. Juncker.

Des coupes budgétaires qui sont passées

Pour compenser la perte de la contribution britannique due au Brexit et financer de nouveaux besoins (politique migratoire et des frontières, défense, emploi, Erasmus +, etc.), la Commission européenne a proposé des coupes dans la politique agricole commune (-5%) et les fonds de cohésion (-6%), ce qui est plutôt mal passé chez les principaux bénéficiaires de ces politiques historiques.

Des pays du nord comme les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, mais aussi l’Autriche veulent par ailleurs réduire à 1% du revenu national brut (RNB) l’enveloppe totale proposée par la Commission (1,114%), tandis que d’autres souhaitent augmenter les sources de recettes au budget de l’UE.