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Cessez-le-feu en Syrie: une gifle de plus au visage des Kurdes, selon l’Institut kurde de Bruxelles

Cessez-le-feu en Syrie: une gifle de plus au visage des Kurdes, selon l’Institut kurde de Bruxelles

Photo d’illustration. AFP

Les conditions du cessez-le-feu dans le nord de la Syrie sont «déraisonnables et inacceptables» pour la communauté kurde de Syrie, indique vendredi l’Institut kurde de Bruxelles dans une réaction à l’accord conclu jeudi soir.

Le vice-président américain Mike Pence a annoncé jeudi soir que la Turquie allait suspendre son offensive durant cinq jours, le temps que les Kurdes se retirent de la bande frontalière sur une distance de 32 km. Les Turcs ambitionnent depuis plusieurs mois déjà de faire de celle-ci une «zone de sécurité». Pour l’Institut Kurde de Bruxelles, les Kurdes syriens se retrouvent à nouveau dos au mur devant une exigence qu’ils ne peuvent satisfaire.

L’Institut kurde de Bruxelles explique être satisfait de ce cessez-le-feu mais l’organisation ne tolère pas l’exigence de retrait sur 32 km. «Cette exigence est déraisonnable et inacceptable. Cela aboutirait à une occupation par la Turquie de villes et de villages essentiellement kurdes non-occupés par les Turcs jusqu’ici».

«Ce n’est pas un ‘grand jour’pour les Kurdes, contrairement à ce que claironnait hier le président américain mais une gifle de plus au visage», ajoute l’Institut. «La Turquie doit stopper immédiatement cette guerre d’occupation illégale et se retirer de la zone».

L’Institut fait aussi remarquer que, malgré le cessez-le-feu, des tirs ont retenti vendredi matin à Ras al-Aïn, selon plusieurs sources. Et selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), au moins cinq civils ont été tués dans un raid aérien de la Turquie.