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Ce week-end à Bruxelles, on ne mégote pas

Ce week-end à Bruxelles, on ne mégote pas

Dans une salle entière du Wiels, les mégots écrasés s’alignent par milliers sur un sable terne, parsemé de piécettes bronze qui semblent attendre qu’un loufoque chercheur de trésor à détecteur de métal vienne les déterrer: une très dégoûtante installation de Gabriel Kuri. EdA - Julien RENSONNET

Le Festival des Libertés s’ouvre ce week-end à Bruxelles alors vous vous sentirez pousser des ailes. On vous envoie aussi écraser un mégot au Wiels, boire une canette au Parvis ou manger vegan à Tour & Taxis. Pour la balade au vert: direction Boitsfort.

 

+ NOTRE RUBRIQUE | En panne d’idées sorties? N’oubliez pas de surfer dans notre rubrique agenda hebdomadaire qui vous conseille les meilleurs plans (culture, food, loisirs, familles…) pour vos week-ends bruxellois. Certains n’ont pas de date de péremption…

+ À FAIRE |Le «Smile Safari», premier «musée Instagram» de Belgique, a ouvert pour deux mois à Tour & Taxis. On l’a testé : voilà ce qu’on en ramène (jusqu’au 30/11/2019).

+ ET AUSSI | Jusqu’en septembre 2020, l’Atomium propose une plongée immersive dans les peintures du grand maître flamand avec l’expo « Bruegel, a poetic experience ».

 

Le roi, la loi la liberté, vraiment?

Ce week-end à Bruxelles, on ne mégote pas
Un programme canon qui mitraille dans tous les sens. Festival des Libertés
Heureusement, les défenseurs des droits humains n’ont pas que la rue pour se faire entendre. Le Festival des Libertés revient donc avec bonheur chaque année au Théâtre National pour porter les voix des «agitateurs de réflexion, des amateurs de résistance, des brasseurs de diversité et des inventeurs de possible». Comme d’hab, l’affiche juxtapose dans un joyeux melting-pot débats, docus, théâtre et concerts. On y croisera des éleveurs industriels américains, des rastas, des féministes, des policiers, des corrompus, des surfeurs gazaouis, des taulards, des dealers brésiliens, des libéraux et des syndicalistes. Et cette année, les marches des jeunes pour le climat ou l’irruption fluorescente des gilets jaunes seront questionnées pour la première fois. Pour détendre un peu l’atmosphère, les Kompromat, dEUS, Alice on the Roof, Abd Al Malik, Thiéfaine, Juicy ou Kate Tempest se succéderont sur scène. Sans jamais vraiment rien lâcher.

+ «Festival des Libertés», jusqu’au 26 octobre au Théâtre National, bd Émile Jacqmain 111-115 à 1000 Bruxelles. Affiche complète et tarifs en PDF par ici

Sales sur le sable

Ce week-end à Bruxelles, on ne mégote pas
Une installation qui ne mégote pas sur les tonnes de sable. EdA - Julien RENSONNET
L’odeur est âcre et dégoûtante: dans une salle entière du Wiels, les mégots écrasés s’alignent par millier sur un sable gris, parsemé de piécettes bronze qui semblent attendre qu’un loufoque chercheur de trésor à détecteur de métal vienne les déterrer. Mais que faire de ces restes de clopes? Sans parler de ces tickets de caisse, blocs de béton, distributeurs de serviettes en papier ou bennes à gravats. Les objets poétiquement rassemblés au Wiels par le Mexicain Gabriel Kuri ont ceci en commun qu’on ne se retournerait pas sur eux dans l’espace public. Et c’est justement là que le Bruxellois d’adoption interpelle: que deviennent ces rebuts, puces électroniques ou couvertures d’urgence argentées, quand on a le dos tourné? Sa première expo au Wiels, surréaliste, ne classe pas la question de leur triage.

+ «Gabriel Kuri : sorted, resorted», au Wiels jusqu’au 5 janvier 2020, 10/7/4€, gratuit < 18 ans, avenue Van Volxem 354 à 1190 Forest

100% sans viande

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Des burgers sans viande, oui oui! Laurence Vagner/CC BY-NC-SA 2.0
Qui va encore prétendre qu’il peut sans scrupule trancher dans sa bonne vieille entrecôte de 400gr sans culpabiliser, au moins un tout petit peu? À l’heure où la conscientisation au réchauffement climatique doit s’inviter dans nos assiettes, le retour du salon VeggieWorld vous montre une nouvelle fois que la gastronomie, même belge, peut dépasser le cliché steak-frites. Pour ce 3e service du rendez-vous international à Tour & Taxis, les organisateurs vous le promettent: manger vegan, c’est possible. «Des mangeurs de viande passionnés renoncent à la viande quelques jours par semaine», disent-ils. Si vous vous reconnaisez, vous goûterez là-bas pizzas, chocolats, glaces, fromages végétaliens, substituts de viande dans des burgers et wraps, provenant d’artisans ou de géants industriels. Au total, le salon invite près de 100 exposants. Conférences et démos culinaires vous y apprendront aussi à mitonner un cheesecake vegan ou à vous concocter un menu sportif. Avant de filer à Shanghai, Copenhague, Hong Kong ou Berlin, VeggieWorld attend 4000 Belges à Bruxelles.

+ «VeggieWorld», ces 19 et 20 octobre à Tour & Taxis (10h-18h), avenue du Port 86c à 1000 Bruxelles, 11/9€

 

Parvis, c’est fou

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Un docu qui interroge la gentrification de Saint-Gilles. CVB

«Comme ils ont refait le Parvis, ils veulent que ça soit clean. Que y ait plus de mendiants, de gens avec une cannette en vue, quoi». La gentrification est-elle en cours à Saint-Gilles, autour d’un Parvis relooké qui attire maintenant bien au-delà des frontières communales? C’est la question à laquelle tente de répondre «Places Nettes», un docu collectif réalisé par 7 riverains dans le cadre d’Ateliers Urbains, collection sur le rapport à la ville construite depuis 2010 par le Centre Vidéo de Bruxelles. Au pied des tours de la Porte de Hal, sur la place Morichar, dans les rues anonymes ou dans les bars bien connus, les 85 minutes recherchent la place que «Saint-Gillois de toujours, SDF et “Sans Difficultés Financières”, jeunesse violentée et nouveaux arrivants» se laissent mutuellement dans cette commune «en plein boom immobilier». Et interrogent l’urbanisme à travers les habitants. Comme l’assène cette Saint-Gilloise dans la bande-annonce: «l’architecte qui a fait ça ici en bas: un nul»?

+ «Places Nettes», première ce samedi 19 octobre au Jacques Franck, chaussée de Waterloo 94 à 1060 Saint-Gilles, 20h, entrée libre, suivi d’un débat mené par IEB

 

Sauce tartare

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Parcours d’artistes à Boitsfort ce week-end. Sentiers Tartares
Une petite promenade hors des sentiers battus et rebattus du Pentagone? Alors pourquoi pas une virée à Watermael-Boitsfort, où se tient ces 19 et 20 octobre le parcours d’artistes, judicieusement nommé «Les Sentiers Tartares».Vous vous demandez pourquoi ce nom? «Parce qu’on y lit à la fois “art” et “tarte”», glissent les organisateurs. «Mais aussi en référence au peuple Tartare, les envahisseurs venus de la forêt». Car c’est bel et bien en bordure de Soignes que les 80 exposants vous invitent à venir admirer leurs créations. L’occasion aussi de se balader sur les chemins de verdure de cette commune du sud de Bruxelles. L’expo principale de l’événement se tient aux écuries de La Vénerie et fête les 20 ans de l’atelier de gravure La Kasba.

+ VIDÉO | On visite la Kasba, atelier gravé dans Watermael-Boitsfort

+ «Sentiers Tartare», le samedi 19/10 de 13h à 19h et le dimanche 20/10 de 10h à 18h, à 1170 Watermael-Boitsfort, QG et plan au bar de La Vénerie, place Gilson 3. Téléchargez le plan par ici.