La Turquie a promis que sa présence dans le nord de la Syrie serait brève

(Belga) La Turquie a promis aux Etats-Unis que sa "zone de sécurité" dans le nord de la Syrie serait temporaire et ne provoquerait pas de déplacements massifs de populations, a déclaré jeudi un haut responsable américain.

"Les Turcs nous ont assuré à plusieurs reprises qu'ils n'avaient aucune attention - absolument aucune intention, depuis le président (turc Recep Tayyip) Erdogan jusqu'à d'autres responsables à un niveau inférieur - de rester en Syrie très longtemps", a déclaré à des journalistes le représentant spécial américain pour la Syrie, James Jeffrey, à bord de l'avion du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. L'avion se rendait en Israël après une étape à Ankara, au cours de laquelle M. Erdogan a promis au vice-président américain Mike Pence que la Turquie suspendrait ses opérations militaires pendant 5 jours de manière à ce que les combattants kurdes puissent se retirer. Selon l'accord turco-américain, la Turquie jouirait d'une "zone de sécurité" de 32 km de profondeur dans le nord de la Syrie, de laquelle se retirerait les milices kurdes des YPG, liées selon Ankara aux séparatistes du PKK. Bien que M. Pence ait affirmé que les Kurdes avaient déjà commencé leur retrait, M. Jeffrey a reconnu que les combattants kurdes, alliés de Washington dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamiste, étaient mécontents. "Nous faisons de notre mieux pour convaincre les YPG de se retirer en utilisant maniant la carotte et le bâton, en l'occurrence les sanctions dont nous disposons", a-t-il dit. Mais il a déclaré que la Turquie avait promis qu'elle cherchait seulement à bouter les combattants des YPG, et non la population kurde dans son ensemble. "Nous espérons qu'il n'y aura pas de mouvement massif de populations", a-t-il affirmé. "Nous avons été très très fermes et très insistants là-dessus". (Belga)