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Action de contrôle des nails shops de la galerie du Centre à Bruxelles: 59 personnes contrôlées, 5 établissements fermés

Action de contrôle des nails shops de la galerie du Centre à Bruxelles: 59 personnes contrôlées, 5 établissements fermés

Différents services ont été mobilisés pour cette opération. Google Street View

Cinq des 21 ongleries contrôlées dans la galerie commerçante du Centre à Bruxelles ont fait l’objet d’une fermeture avec mise sous scellés judiciaires pour exploitation de main-d’œuvre en situation illégale, en ce compris des mineurs.

Dans le cadre d’une action de contrôle multidisciplinaire des nails shops établis dans la galerie commerçante du Centre à Bruxelles, la police de Bruxelles-Ixelles a contrôlé vendredi après-midi 59 personnes, dont 7 travailleurs non déclarés (5 adultes et 2 mineurs) qui sont en séjour illégal, a indiqué ce jeudi le Parquet de Bruxelles. Ce sont 5 des 21 ongleries contrôlées qui ont fait l’objet d’une fermeture avec mise sous scellés judiciaires pour exploitation de main-d’œuvre en situation illégale, en ce compris des mineurs.

Ces nails shops étaient suspectés de se rendre coupables d’infractions sociales et fiscales, mais aussi sanitaires par l’usage de produits non conformes. Ils étaient de plus soupçonnés de traite des êtres humains. Pour ce dernier motif, l’opération a en conséquence été menée en collaboration avec la police fédérale.

Différents services ont été mobilisés pour cette opération, à savoir l’Auditorat du Travail, les SPF Économie, Santé Publique et Finances, l’ONSS, l’IRE (Institut des Réviseurs d’Entreprises), l’IBGE (Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement), Brulabo, le service Urbanisme de la Ville de Bruxelles et l’INASTI (Institut national d’assurances sociales pour travailleurs indépendants). Ces acteurs sociaux ont dressé une soixantaine de procès-verbaux pour travail non déclaré, infractions au code de droit économique, absence de pièces justificatives, absence de livre de recette ou encore infractions en matière de TVA. Le SPF Santé Publique a procédé à la saisie de près de 3.000 vernis ne répondant pas aux normes européennes en vigueur. L’IBGE a enregistré une concentration de solvants dans l’air ambiant trois fois supérieure à la limite légale, ce qui représente un risque pour les voies respiratoires, mais également en matière d’incendie étant donné que ces produits sont inflammables.