TOURNAI

VIDÉO | Le calvaire des ouvriers communaux pour décrucifier le Christ de Froyennes

La restauration du calvaire de Froyennes a débuté, ce mercredi, par «la descente» laborieuse du Christ de sa croix. Il aura fallu plus de deux heures avant de déposer la statue sur le sol…

Comme nous l’écrivions au début de cette année, c’est grâce à la ténacité d’une Tournaisienne, Virginie Vardjan, que le calvaire de Froyennes va enfin pouvoir être restauré. Soutenue par la Région wallonne dans le cadre de la sauvegarde du petit patrimoine, l’opération est prise en charge par la ville de Tournai et l’école Saint-Luc de Ramegnies-Chin. Virginie se bat depuis plus de six ans pour que ce calvaire froyennois rongé par le temps retrouve une nouvelle jeunesse. Le socle ne sera quant à lui pas restauré, l’AWAP (Agence wallonne du patrimoine) n’a pas marqué son accord pour ce dernier poste mais à fait une autre proposition d’intervention consistant à renforcer la stabilité de la croix par la pose d’un «tirant» fixé sur le pignon de l’église. Pour la petite histoire, on notera que la restauration du fleuron supérieur a quant à elle été confiée à la firme Pyrallis de Braine le Comte, spécialisée dans la restauration et l’entretien des bronzes. Cette dernière fera également deux copies qui orneront les bras de la croix.

Ce mercredi, les ouvriers communaux étaient à pied d’œuvre pour descendre la statue de la croix métallique sur laquelle elle était solidement fixée.

Un travail particulièrement difficile car les fixations se sont oxydées avec le temps et des conglomérats se sont formés autour de ces dernières. Il aura fallu faire usage d’un chalumeau, d’un marteau et d’un burin pour désolidariser le Christ de sa croix. Une tâche rendue périlleuse par la chute du bras droit qui avait manifestement été brisé par le passé et sommairement refixé.

Il aura finalement fallu plus de deux heures avant de pouvoir poser la statue sur le sol.

Cette dernière va très prochainement rejoindre les ateliers de l’école saint-Luc où elle sera restaurée avant de retrouver sa place sur le calvaire.

En attendant, ce sont les ouvriers communaux qui en ont vécu un (de calvaire), d’autant que, ce mercredi, les conditions climatiques n’étaient pas des plus agréables…