ATHLÉTISME

Un nouveau règlement international pour les femmes transgenres

Un nouveau règlement international pour les femmes transgenres

L’IAAF applique ainsi aux transgenres les règles exigées pour les hyperandrogènes et qui ont empêché la Sud-Africaine Caster Semenya de défendre son titre sur 800 m aux récents Mondiaux de Doha. AFP

Les athlètes transgenres féminines pourront désormais participer à des épreuves sur «simple déclaration» de leur genre féminin mais devront faire la preuve que leur taux de testostérone ne dépasse pas un certain seuil, a annoncé la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).

Jusqu’alors, les athlètes transgenres féminines devaient fournir un document officiel attestant de leur genre féminin.

Selon le nouveau règlement de l’IAAF entré en vigueur le 1er octobre, ce document n’est plus nécessaire, les athlètes devant juste fournir «une déclaration signée» attestant de leur genre féminin.

Ces athlètes devront cependant présenter des relevés montrant que leur taux de testostérone a été inférieur à 5 nmol/l «de façon continue sur une période d’au moins 12 mois».

Ce taux devra rester inférieur à ce niveau «pour maintenir leur éligibilité» pour participer à des épreuves féminines, ajoute l’IAAF. L’IAAF applique ainsi aux transgenres les règles exigées pour les hyperandrogènes et qui ont empêché la Sud-Africaine Caster Semenya de défendre son titre sur 800 m aux récents Mondiaux de Doha.

Le cas de l’athlète transgenre américaine, Cece Telfer, a également suscité de nombreuses réactions. Telfer, homme devenu femme, a participé à des épreuves masculines avant d’être autorisée récemment à concourir dans les épreuves féminines aux États-Unis.