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Pour le roi Philippe, «il est temps de donner un nouveau souffle au projet européen»

Pour le roi Philippe, «il est temps de donner un nouveau souffle au projet européen»

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Le roi Philippe est en visite d’État au Grand-Duché de Luxembourg.

«Le Luxembourg et la Belgique partagent la conviction que l’Europe a déjà permis de très nombreux progrès dont bénéficient les citoyens. Il est maintenant temps de donner un nouveau souffle au projet européen et d’identifier de nouvelles ambitions mobilisatrices pour la jeunesse européenne, comme l’espace, ou comme le Corps européen de solidarité, qui permet à des jeunes de s’engager dans des projets de service au sein ou en dehors de l’Union européenne», a déclaré le roi Philippe en ouverture du dîner de gala organisé mardi, au premier soir de la visite d’État du couple royal au Grand-Duché de Luxembourg.

Alors que les électeurs ont «clairement indiqué leurs priorités, parmi lesquelles un développement économique durable et un haut degré de justice sociale» lors des récents scrutins tant en Belgique qu’au Grand-Duché, «nos institutions ont besoin de l’enthousiasme renouvelé des citoyens. La confiance ne peut s’épanouir que par des relations singulières, entre personnes, au quotidien, de manière spontanée et par le biais des institutions dont c’est l’ultime finalité. C’est ce à quoi notre visite doit contribuer», a-t-il ajouté devant une centaine de personnes, dont le grand duc Henri, la grande duchesse Maria Teresa, pourtant en convalescence après une opération du genou, et, côté belge, les ministres-présidents régionaux et communautaires ainsi que le ministre des Affaires étrangères et futur commissaire européen Didier Reynders.

«En mettant en évidence les liens chaleureux qui nous unissent et l’amitié séculaire entre Luxembourgeois et Belges, nous ravivons cet esprit ouvert et constructif qui ne peut qu’assurer un avenir prometteur pour nos populations», a ajouté le roi en rappelant la longue histoire commune des 2 pays.

«Luxembourgeois et Belges partagent cette caractéristique d’être à la croisée des cultures romanes et germaniques et d’en tirer d’énormes bénéfices. Cette appartenance à plusieurs cultures vaut à notre région d’être le centre névralgique de l’Union européenne. Elle permet aussi à nos représentants de réussir plus facilement à accommoder les points de vue, et de ce fait, à remplir les plus hautes fonctions européennes», a-t-il poursuivi.

«Notre visite permet également de renforcer nos collaborations dans des secteurs de pointe comme l’économie verte, le secteur bancaire, le digital, le spatial et l’audiovisuel. Si nous voulons que nos entreprises puissent imprimer leur marque, rester ou devenir des champions nationaux ou internationaux, nous avons tout intérêt à créer des convergences en les aidant à innover et à se profiler dans le monde», a encore souligné Philippe.

Les souverains belges sont arrivés au Grand-Duché de Luxembourg, mardi matin, en train et sous une pluie qui ne les a pas lâchés d’une semelle, pour une visite d’État de 3 jours qui les mènera, après une première journée essentiellement protocolaire, au centre militaire de Diekirch, à l’Université de Luxembourg pour un symposium sur l’espace, à la Chambre de Commerce pour un séminaire consacré aux technologies appliquées au secteur financier ou encore au centre Biodiversum pour une exposition sur l’économie circulaire. Ils sont accompagnés d’une soixantaine de responsables économiques et d’une vingtaine de représentants du monde académique.