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Offensive turque en Syrie: la Turquie veut poursuivre son opération, Trump réagit

Offensive turque en Syrie: la Turquie veut poursuivre son opération, Trump réagit

Reporters

La Turquie a affirmé mardi qu’elle poursuivrait son opération militaire dans le nord de la Syrie «avec ou sans le soutien» du monde et dénoncé le «sale marché» conclu entre les forces kurdes et le régime de Damas.

«Nous allons continuer à combattre tous les groupes terroristes, y compris Daech (un acronyme arabe du groupe État islamique, nldr), que le monde accepte ou pas de nous soutenir», a déclaré à l’AFP le directeur de communication de la présidence turque, Fahrettin Altun.

Il a accusé les milices kurdes des YPG, que la Turquie essaie de déloger des zones qu’elles contrôlent dans le nord-est de la Syrie, d’avoir «délibérément visé les civils à la frontière, y compris des journalistes, avant de conclure un sale marché avec le régime d’Assad».

Les forces du régime de Bachar al-Assad ont commencé à se déployer mardi dans certains secteurs du nord de la Syrie qui échappaient à leur contrôle, à la faveur d’un accord conclu avec les autorités kurdes visant à contenir l’offensive turque.

Bien que considérées comme «terroristes» par Ankara, les YPG sont des alliées de l’Occident dans la lutte contre les djihadistes de l’EI, d’où le tollé international suscité par l’offensive turque.

Trump réagit

Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé mardi que le vice-président Mike Pence et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo se rendraient mercredi en Turquie afin de négocier un cessez-le-feu en Syrie.

«Nous demandons un cessez-le-feu», a martelé DonaldTrump qui a appelé lundi son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à mettre fin à son offensive militaire visant des groupes kurdes dans le nord de la Syrie.

Les forces du régime de Bachar al-Assad ont commencé à se déployer mardi dans certains secteurs du nord de la Syrie qui échappaient à leur contrôle, à la faveur d’un accord conclu avec les autorités kurdes visant à contenir l’offensive turque.

Bien que considérées comme «terroristes» par Ankara, les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) sont des alliées de l’Occident dans la lutte contre les jihadistes de l’EI, d’où le tollé international suscité par l’offensive turque.