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Fiasco Dupont de Ligonnès: la police écossaise a affirmé «à 4 reprises» aux Français l’avoir arrêté

Fiasco Dupont de Ligonnès: la police écossaise a affirmé «à 4 reprises» aux Français l’avoir arrêté

Xavier Dupont de Ligonnes AFP

Dans l’affaire de la fausse arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès, les polices françaises et écossaises se rejettent chacune la balle.

La police écossaise a affirmé vendredi soir «à quatre reprises» à ses homologues français ainsi qu’au «magistrat de liaison» avoir arrêtéXavier Dupont de Ligonnès à Glasgow, a assuré lundi une source proche de l’enquête à l’AFP, apportant un démenti aux Écossais.

Dans un communiqué diffusé lundi, la police écossaise a assuré n’avoir «jamais confirmé, ni en public, ni en privé» que l’homme interpellé à l’aéroport de Glasgow était Xavier Dupont de Ligonnès, recherché depuis huit ans pour le meurtre de sa femme et de ses enfants à Nantes.

De son côté, la police française n’a jamais officiellement communiqué sur cette arrestation.

«A quatre reprises, oralement, la police écossaise nous a affirmé avoir identifié» l’homme arrêté comme étant Xavier Dupont de Ligonnès, a déclaré la source française. Cette source est une de celles qui avaient confirmé vendredi soir à l’AFP l’arrestation du père de famille nantais sur la base, d’après elle, du signalement des Écossais.

Elle a par ailleurs expliqué qu’en Écosse comme en France, il faut «12 points de convergence» pour confirmer une identification précisant que c’était «un standard international».

On a souligné en outre que «le magistrat de liaison» au Royaume-Uni avait été mis «au courant par la police écossaise».

«A plusieurs reprises, nous avons demandé en vain que nous soit transmis le résultat de la comparaison des empreintes», a-t-on insisté.

«C’est seulement après minuit trente, que la police écossaise nous a envoyé un courrier officiel pour démentir l’identification», a-t-on ajouté de même source.

Un test ADN pratiqué samedi sur l’homme interpellé a ensuite montré qu’il ne s’agissait pas de Xavier Dupont de Ligonnès.

La situation de L’Avenir

Notre média, comme tous les autres, a lui aussi relayé cette information. Pour beaucoup de sujets internationaux, les éditions de L’Avenir, travaillent avec des dépêches issues d’agence de presse comme Belga ou AFP.

Ces deux agences sont considérées comme des sources fiables et il n’est donc pas nécessaire de fournir un travail de «recoupage» comme c’est le cas avec d’autres informations. Mais les erreurs, aussi rares soient-elles, sont toujours possibles. La preuve.