ÉQUATEUR

PHOTOS | Joie dans les rues de Quito pour célébrer la fin de la crise

Des milliers de personnes ont déferlé ce dimanche soir dans les rues de Quito pour célébrer la fin d’une violente crise sociale qui a paralysé le pays 12 jours, le gouvernement équatorien ayant renoncé à supprimer les subventions au carburant.

Peu après l’annonce d’un accord entre l’exécutif et le mouvement indigène, fer de lance de la contestation, une foule enthousiaste a envahi les rues de la capitale, agitant le drapeau jaune, bleu et rouge de l’Équateur tandis que retentissaient des klaxons en signe de joie.

Dans la soirée, les milliers d’indigènes, venus des Andes et de l’Amazonie et qui campaient depuis une semaine à Quito pour exprimer leur colère, ont commencé à rentrer dans leurs communautés.

À l’issue d’une réunion de dialogue entre gouvernement et dirigeants indigènes, retransmise à la télévision et d’une durée de quatre heures, les deux parties se sont mises d’accord sur la préparation d’«un nouveau décret qui annule le décret 883» sur l’essence, a annoncé Arnaud Peral, représentant en Équateur de l’ONU, médiatrice du dialogue avec l’Église catholique.

«Les mesures appliquées dans tous nos territoires sont levées», a ajouté le président de la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (Conaie), Jaime Vargas, visage peint et tête coiffée d’une couronne de plumes. Il faisait ainsi référence aux blocages de routes et de puits pétroliers d’Amazonie depuis près de deux semaines, ce qui a suspendu la distribution de près de 70% de la production de brut, tandis que les écoles étaient fermées et les transports publics quasi-inexistants. «A tous ceux qui ont participé à ce processus de paix, je les remercie», a déclaré le président Lenin Moreno.

Le pays andin a été secoué par une vague de manifestations avec, depuis le 3 octobre, sept morts, 1.340 blessés et 1.152 arrestations, selon le bureau du Défenseur du peuple, organisme public de défense des droits.