JUDICIAIRE

18 mois requis pour l’agression d’une accompagnatrice aux Arts et Métiers: «On s’en prend au cœur même de la main tendue vers ces jeunes en difficulté»

18 mois requis pour l’agression d’une accompagnatrice aux Arts et Métiers: «On s’en prend au cœur même de la main tendue vers ces jeunes en difficulté»

La maman avait été très violente avec une accompagnatrice. Google Street View

Le parquet a requis 18 mois de prison ferme à l’encontre d’une femme qui avait violemment agressé une accompagnatrice en insertion socioprofessionnelle de l’Institut des Arts et Métiers.

Le parquet a requis jeudi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles 18 mois de prison ferme à l’encontre d’une femme qui avait violemment agressé une accompagnatrice en insertion socioprofessionnelle de l’Institut des Arts et Métiers. Le tribunal se prononcera le 7 novembre prochain à 14h00.

Le 3 septembre dernier, une femme venait réinscrire sa fille dans l’établissement. Face à son agressivité verbale, des membres du personnel lui avaient demandé de partir. Elle s’était alors jetée sur l’accompagnatrice.

La victime, âgée de 33 ans, a été rouée de coups, ses cheveux et vêtements ont été arrachés. Elle a eu de nombreux hématomes et a subi une incapacité de travail. Elle a déposé plainte pour coups et blessures volontaires.

«Une dérive qui est extrêmement préoccupante»

Le parquet a requis 18 mois de prison ferme. Il a estimé que si l’autrice des coups ne contestait pas les faits qui lui sont reprochés, elle minimisait leur gravité. Des dommages et intérêts sont également demandés.

Marc Uyttendael, l’avocat de la victime, représentait également la Ville de Bruxelles qui s’était constituée partie civile pour faire corps avec son personnel enseignant. Il estime que ces agressions commises dans des établissements scolaires constituent un problème de société qui mérite une attention particulière.

«C’est une dérive qui est extrêmement préoccupante. On s’en prend au cœur même de la main tendue vers ces jeunes en difficulté, et ce faisant, non seulement on abîme de manière effroyable quelqu’un qui par idéal consacrait son temps à cela, mais on abîme aussi les autres jeunes parce que le système est fragilisé par ces violences. Il était important qu’il y ait un procès public», a-t-il estimé.

Étant donné l’importance du débat, il a cependant quelque peu regretté que celui-ci ait eu lieu en comparution immédiate.

Jugement le 7 novembre.


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