ENVIRONNEMENT

«Le Roi doit déclarer l’urgence climatique»: 400 activistes le lui demanderont depuis le jardin du Palais

«Le Roi doit déclarer l’urgence climatique»: 400 activistes le lui demanderont depuis le jardin du Palais

Des membres d’Extinction Rebellion ont pénétré à l’intérieur de l’enceinte du palais fin septembre mais ont été arrêtés administrativement. Extinction Rebellion

Occuper les jardins du palais royal, dans le centre de Bruxelles: l’appel est lancé pour ce samedi 12 octobre par les activistes de l’environnement Extinction Rebellion.

Le mouvement Extinction Rebellion Belgium a détaillé jeudi matin l’action de désobéissance civile qu’il organise samedi à 14h00 dans les jardins du Palais royal à Bruxelles. Entre 400 et un millier de participants sont attendus.

Les organisateurs appellent les personnes voulant prendre part à l’action à emmener une chaise. Les militants envisagent de tenir une assemblée générale sur les problèmes climatiques 24 heures durant.

«Le Roi a fait valoir son soutien aux manifestations pour le climat dans son discours du Nouvel An, mais on voudrait qu’il aille plus loin, qu’il sorte de sa réserve devant les manquements du gouvernement et qu’il prenne position en déclarant l’urgence climatique en Belgique», explique un membre d’Extinction Rebellion.

Une lettre a été déposée le 30 septembre au Palais par des militants, qui ont été arrêtés administrativement. Celle-ci reste pour l’instant sans réponse.

«Pas de demande officielle»

Les activistes avancent, à l’issue des discussions avec la police, qu’une zone délimitée sur la place des palais pourrait être tolérée. La porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles, Ilse Van de keere, explique qu’il n’y a pas eu de demande officielle pour cet événement et que, en conséquence, aucune autorisation ne peut être délivrée. «Il y a un appel sur Facebook, mais on n’a pas eu de demande officielle. On suit donc la situation de près et on prendra les mesures nécessaires en fonction des informations que l’on aura», indique-t-elle.

Le mouvement assure qu’il vise à ce que cette action soit pacifique et qu’il n’est pas question de forcer les barrages policiers. Plusieurs scénarios ont été envisagés en fonction des différentes décisions qui pourraient être prises par la police.