JUDICIAIRE

Liège: trois militants cyclistes refusent de payer leur amende après avoir réalisé un marquage au sol

Liège: trois militants cyclistes refusent de payer leur amende après avoir réalisé un marquage au sol

Image d’illustration. BELGA

Trois militants cyclistes avaient réalisé un marquage vélo citoyen rue Hors-Château en février dernier, leur objectif étant de faire accélérer la mise en place d’infrastructures pour la sécurité des cyclistes.

Retour dans le passé. En février dernier, trois Liégeois ont été surpris par des caméras de surveillance en train de peindre le sol rue Hors-Château pour retracer une bande cycliste. Logos, flèches directionnelles: munis de leurs bombes de couleurs, les trois militants ont réalisé un total de 23 marquages avant d’être interceptés par la police. Une arrestation qui leur a ensuite valu une convocation devant le Parquet de Liège pour dégradation. «Nous avons été étonnés par le motif de la convocation. Notre action était une démarche citoyenne. Nous voulions attirer l’attention des pouvoirs publics pour qu’ils améliorent rapidement la sécurité des cyclistes à Liège. En aucun cas notre but était de dégrader», affirme Xavier Jadoul, l’un des militants.

Prêts à se défendre devant les tribunaux

Les trois cyclistes risquaient chacun une amende de 200 euros, mais le Parquet leur a finalement proposé une transaction pénale de 100 euros pour mettre un terme aux poursuites. Une proposition qu’ils refusent aujourd’hui. «Cette action était nécessaire, poursuit Xavier. La place du cycliste dans la ville est loin d’être confortable. Hier encore, je me suis fait percuter délibérément par un automobiliste. Il estimait que je n’étais pas au bon endroit. Il faut faire comprendre que nous sommes des usagers faibles.»

Deux scénarios sont désormais possibles: soit le Parquet classe le dossier sans suite, soit il décide de poursuivre les trois individus devant les tribunaux. Une seconde option que ne craignent pas les trois Liégeois: «Nous sommes tout à fait prêts à aller plus loin. Pour nous, ce serait une opportunité de porter le débat sur la place publique et d’obtenir le soutien d’autres cyclistes.»

À terme, le groupe espère voir émerger plus d’infrastructures pour les cyclistes à Liège. «Il faut absolument leur donner une place légitime», conclut-il.